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Catégorie : Viêt Nam

Vietnam, le bilan

Vietnam, le bilan

Après avoir passé 17 jours au Vietnam, la première destination de notre périple, il est temps de vous faire un petit compte rendu global de notre ressenti ainsi que ce que ça nous a coûté exactement.

 

La toute première chose qu’on peut dire, c’est que 17 jours, c’est clairement pas assez. On a juste le temps de commencer à s’habituer à dire « bonjour », « aurevoir » et « merci » que nous voilà déjà ailleurs avec une autre langue. Malgré cela, on a adoré en découvrir plus sur ce pays qui est si différent du nôtre. Car ceci a été notre premier ressenti. « Mon dieu c’est quoi ce pays ?! ». Mettez-vous à notre place ! On a pris l’avion au froid et on s’est fait amener en voiture par un de nos amis à la gare pour prendre le train en direction de l’aéroport. Et là, on se retrouve au chaud avec une pluie tropicale, dans un bus bondé de chez bondé et on nous pose à un endroit où il faut traverser « comme tu peux » alors qu’il y a des centaines de scooters… Dépaysement assuré ! Heureusement, on avait notre petit hôtel gentiment pré réservé par la maman de Sacha qui ressemblait au genre d’endroits où on avait l’habitude d’aller. (merci encore !)

 

Notre deuxième ressenti a été quand on a tiré du bancomat… 1,5 millions de dongs. WOAW ON EST MILLIONAIRE !!!!! (C’est quand tu te rends compte que ça correspond à 60 euros que tu stoppes illico de rêver en tant que nouveau riche…)

 

Bref, première arrivée plutôt frappante…

 

La question cruciale ; Quelle est la destination qu’on a le plus aimé au Vietnam ? Dur de n’en dire qu’une mais dans ce cas on dirait l’île de Cat Ba. Bien que la ville en elle-même soit trop touristique en raison de la baie d’Ha Long, l’île est juste incroyable. Il suffit de louer un scooter pour 4$ la journée, rouler pendant à peine 10 minutes et on se retrouve dans la jungle, sans personne, à écouter la douce mélodie des chants des oiseaux ainsi que les doux cris des singes. Cette sensation est indescriptible et était complétement inédite pour nous deux. La seule chose que j’avais en tête à ce moment-là c’était « je veux voir des siiiiiiiiinges !! » Il m’a suffi d’attendre 2-3 jours et mon vœu c’est exaucé sur « monkey island » (encore heureux vous allez me dire…). On a qu’une envie, y retourner et continuer à découvrir cette île ainsi que ces environs !

 

pour Bilan

 

Il y a bien sûr beaucoup d’autres choses que l’on a aimées. La jolie ville de Hoi an ou encore les grottes de Phong Nha, par exemple. On a essayé de chercher des coins pas ou peu touristiques. Peine perdue, impossible. On regrette de ne pas être nés plus tôt et de ne pas avoir fait ce voyage il y a 10 ou 20 ans, quand le tourisme débutait à peine dans ce pays.

 

 

Des chiffres et des lettres

 

Mais combien nous a coûté notre voyage au Vietnam ?!

 

Au total, nous avons dépensé 699.20 CHF pour 17 jours, répartis de cette manière :

 

Vietnam bilan

Ce qui correspond à environ 20,50 CHF par personne par jour.  Il est donc possible de vivre avec 20 CHF/euros par jour !

 

 

Quelques statistiques :

 

Nombre de scooters loués : 3

Nombre d’hôtels différents : 9

Chambre la moins chère : 6$

Chambre la plus chère : 20$

Resto le moins cher : 7$

Repas le plus cher : 16$

Nombre de trajets en bus : 8 (Dont 5 de nuit)

Bière la moins chère : 10 centimes

Nombre de transports différents : 5 (Scooter, taxi, bus, bateau et vélo)

Nombre d’arnaques : 3

Nombre de jours malades : 2 jours (1 chacun)

Nombre de jours de pluie : 2

 

 

Dans des conditions idéales (plus de temps et plus d’argent) nous…

 

Serions allés dans la région de Sapa dans le nord du Vietnam, ou encore à la frontière chinoise, afin de voir les (paraît-il) magnifiques rizières et pourquoi pas faire de jolies marches.

 

Aurions opté pour Mui Né à la place de Nha Trang. Comme expliqué dans cet article, Nha Trang est une station balnéaire plus russe que vietnamienne contrairement à Mui Né qui est, pour le moment, encore authentique.

 

Serions resté plus longtemps sur la jolie petite île de Cat Ba et à Hoi An. Ces deux endroits nous ont énormément plu. A Cat Ba, nous aurions certainement fait plus de tours en scooter aux alentours et juste profité de ce petit endroit de paradis. A Hoi An, nous aurions sûrement décidé de nous faire confectionner quelques vêtements sur-mesure pour un prix incroyablement bas, ce qui demande au moins 2 jours, ainsi que profité de parcourir un peu plus la ville.

 

Aurions aimé aller voir le fameux Delta du Mékong. Au début, c’était plus ou moins prévu dans le programme. Mais, au fur et à mesure du voyage, voyant à quel point le temps nous manquerait, on a dû y renoncer bien malheureusement…

 

 

Ce que l’on a particulièrement aimé

 

Les gens. Vous n’imaginez même pas le nombre de sourires spontanés qu’on a eu le plaisir de voir. Et encore moins le nombre de « Hellooooooooo » d’enfants qui nous croisaient/voyaient. Bien entendu, la spontanéité n’est pas la même dans les grandes villes ou coins très touristiques. Serait-ce à cause du côtoiement des touristes ?

 

Les paysages. Tous plus beaux les uns que les autres. Rizières, plages, baies, îles, villages pittoresques, grottes, rivière, forêts, dunes de sables, montagnes… Il y en a vraiment pour tous les goûts !

 

La nourriture. Variées et très goûteuses. Sacha ne pouvait se passer des « Fried rice » ! Sachez que contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’est pas très épicée, à l’opposé de la Malaisie ou de l’Indonésie où ils n’hésitent pas à ajouter quelques chilis… !

 

Les prix. On va pas se mentir… Payer une chambre 5$, c’est plutôt rare et notre budget nous remercie ! On mange très bien pour moins de 10$ pour 2 personnes, avec boissons. On ne vous parle même pas des entrées des musées… Ils varient entre 70 centimes à 90 centimes l’entrée (pour ceux que l’on a fait).

 

 

Ce qu’on a moins aimé

 

Les prix gonflés à bloc pour les touristes. Le fait qu’un T-shirt dans un magasin puisse coûter le double dans un autre et qu’au final il ne coûte réellement qu’un quart du prix. Dès que vous êtes touristes, ils vont vous donner un prix beaucoup trop haut. Bah oui, s’ils peuvent se faire 250% de marge, ils vont essayer ! Ce que l’on ne savait pas c’est que ça serait pareil partout ailleurs en Asie… Alors n’hésitez pas à marchander, marchander et encore marchander et à donner des prix ridiculement bas. Vous verrez vite où est leur limite. N’hésitez-pas non plus à demander le prix à d’autres vendeurs pour le même article, vous trouverez sûrement un endroit où vous l’aurez le moins cher possible !

 

Les chiens errants. Ce doit être la chose avec laquelle j’ai eu le plus de mal. Je ne comprends pas que l’humain puisse délaisser comme ça à la rue un être vivant sans défense qui n’a pas de quoi se débrouiller seul. Pourquoi tous ces chiens sans maitres ? C’est en remarquant les tétines (très) pendantes des femelles et les trucs (très) pendants des mâles que j’ai compris. Ils ne sont ni stérilisés, ni castrés. Tu m’étonnes alors qu’il y ait des chiens à chaque coin de rue, dont 1 sur 5 qui boite, 1 sur 2 qui est blessé et 1 sur 1 qui est maigre… Ce qui m’a vraiment donné un gros coup est quand j’ai vu, un soir en se baladant, un pauvre chien courir sur la route, boitant, qui au final s’avérait être en train de fuir d’autres chiens apparemment en meilleure forme que lui… J’ai vraiment dû me retenir de fondre en larme. J’aime énormément les animaux et je ne comprends pas qu’on puisse les laisser comme ça. J’avais juste envie de le prendre avec moi et de le soigner… J’aurais vraiment aimé pouvoir, vraiment. Et ça, c’est partout en Asie (à part dans les grandes villes telles que Kuala Lumpur, Bangkok ou encore Singapour), à mon plus grand désarroi.

 

Les chauffeurs de bus de nuit. Ils n’ont aucun souci à faire du rallye avec leur bus, les nettoyer à 2h du mat, mettre leur musique à fond ou encore rire le plus fort possible. On est tombé sur certains « moins » comme ça… Mais ne vous attendez pas à une bonne nuit de 10h de sommeil. Le plus long a dû être au grand maximum de 3h pour ma part ! Ne pensez pas non plus que vous aurez de bons lits bien confortables. Vous faites plus d’1.70 mètres ? Un conseil, préparez vos jambes à ne pas pouvoir s’étendre. Ça reste malgré tout le moyen le moins cher pour traverser le Vietnam et, finalement, c’est une expérience marrante à raconter !

 

 

Ça a été 17 jours incroyables et vraiment dépaysants. On a qu’une envie, y revenir pour voir d’autres endroits car le Vietnam a encore beaucoup à offrir !

 

 

De Hoi An à Ho Chi Minh en passant par Nha Trang

De Hoi An à Ho Chi Minh en passant par Nha Trang

Avant-propos : prix et infos pratiques

 

Hôtels

A Hoi An :
Quynh Nhan Homestay : 330’000 VND (environ 14$) la chambre double avec clim’ et petit déjeuner

A Nha Trang :
Thanh Thanh Hotel : 16$ la chambre double avec clim’ avec balcon vue sur mer

A HCM :

Vinh Hotel : 367’000 VND (environ 16$) la chambre double avec clim’

 

Transports

Bus Phong Nha – Hoi an : 230’000 VND (environ 10$)

Bus Hoi An – Nha Trang : 360’000 VND (environ 16$)

Taxi de l’arrêt de bus de Nha Trang jusqu’au bord de mer : 72’000 VND (environ 3$)

Bus Nha Trang – HCM : 220’000 VND (environ 10$)

 

Activités

Chaise longue à Nha Trang : 30’000 VND (environ 1.30$)

Musée des vestiges de la guerre à HCM : 15’000 VND (environ 0.70$)

 

Après avoir un peu traîné dans le Nord (sans pour autant avoir fait tout ce que nous voulions !!), nous devrons nous contenter d’un petit passage express dans le Sud du Viêt Nam. Hoi An, Nha Trang et Ho Chi Minh en 7 jours top chrono, voilà ce qui vous attend dans cet article !

 

Comment se rendre à Hoi An ?

 

Pour rallier Hoi An depuis Phong Nha, nous avons, comme d’habitude, jeté notre dévolu sur un bus couchettes. Cette fois, tout va bien, aucun de nous n’est malade et nous sommes en droit d’espérer un voyage qui sera plus confortable que le précédent. Nous savions désormais à quoi ressemblaient ces bus et nous avions, pour ce trajet, planifié de prendre deux places bien spécifiques. Sur l’image ci-dessous, voyez à quoi ressemble, de manière générale, un bus couchette (en sachant que ce sont à chaque fois deux lits superposés) :

 

bus vietnam

 

Lors de notre précédent trajet, nous avions pu avoir les deux lits situés juste devant les toilettes, nécessaires pour combler mes nombreuses allées et venues dans celles-ci. Mais pour aller à Hoi An, nous voulions nous procurer deux des trois places du fond, ce qui nous permettrait, en plus de dormir côte à côte tels de vrais amoureux, de regarder nos séries préférées sur notre iPad :). De plus, il faut savoir que, selon les bus, les couchettes font entre 1m60 et 1m80 de long et il m’est donc impossible de tendre mes pauvres jambes (en comptant qu’il me reste à peine 1m40 puisque je ne peux pas utiliser les « box » pour y mettre mes pieds !). La couchette du fond qui donne sur le couloir paraît donc une excellente option pour pallier à ce problème puisqu’elle n’a pas de box, et donc pas d’espace restreint pour les pieds !

 

En revanche, nous n’avions pas du tout pensé que ces places sont également celles qui subissent le plus le mauvais état des routes et la sauvageté du conducteur… Croyez-le ou non, j’ai réussi à éjecter jusqu’au plafond du bus après un choc particulièrement violent ! Pas de ceintures, rien pour me retenir en cas de freinage brusque, voici ce qui rendit ce bus un peu inconfortable pour moi… Pour Clémentine, c’est plutôt l’absence pure et simple de toilettes qui la fera paniquer un peu au début de ce trajet de 9heures !

 

Bref, départ à 21h, arrivée à Da Nang, une grande ville au Nord de Hoi An, vers 5h du matin après un trajet qui ne nous aura finalement pas tant amoché que ça. Il faut ensuite prendre un bus local qui nous déposera à Hoi An environ 1h plus tard.

 

Pour ceux qui préfèrent l’avion, Hoi An ne possède pas son propre aéroport. Il faudra là aussi transiter par l’aéroport de Da Nang puis rejoindre Hoi An en bus ou en taxi.

 

Hoi An

 

Tout simplement notre ville préférée au Viêt Nam d’après ce que nous avons vu ! Les rues sont pleines de charme, le marché du matin reste très authentique car peu fréquenté des touristes, l’architecture des bâtiments est très sympa et il y a plein de choses à faire. De plus, notre arrivée à Hoi An coïncide avec le moment où nous avons pu ranger définitivement nos pulls et jeans au fond de nos sacs – nous ne repasserons plus sous les 25 degrés ensuite !

 

Où loger à Hoi An ?

 

Nous avons trouvé une petite guesthouse très sympathique, et pas chère du tout pour ce standing, à deux minutes à pied de l’arrêt du bus : le Quynh Nhan Homestay. Enfin une chambre spacieuse, propre, claire, fraîche, moderne… Nous étions aux anges ! Malheureusement nous ne pouvions y séjourner qu’une nuit, après quoi l’établissement était fully booked.

 

Chambre

 

Que faire à Hoi An ?

 

Arrivés vers 7h du matin, nous devrons cependant attendre quelques heures avant de prendre possession de notre chambre. Le temps de faire un petit tour dans la vieille ville, à 5-10 minutes à pied de là, en passant par le marché et quelques rues pleines de boutiques de vêtements sur mesure. C’est d’ailleurs pour ce dernier élément que Hoi An est connue mondialement : on peut se faire faire un costume, une robe, un manteau et plein d’autres choses sur mesure et à tout petit prix tout en choisissant le moindre détail de confection ! Bon, malgré les prix vraiment minuscules on a su rester sages et ne pas exploser notre budget cette fois-ci… Même si nous aurons finalement fait bien pire en Thaïlande par la suite 🙁

 

Le spectacle qu’offre le marché qui se trouve au centre ville et qui a lieu tous les matins est assez exceptionnel pour tout occidental qui n’est pas habitué à ce type d’événement. C’est honnêtement un vrai bordel, il y a des gens partout, des scooters qui essaient de se faufiler dans la foule, les produits exposés semblent ne respecter aucune règle d’hygiène (du moins pour ce à quoi nous sommes habitués !), des poules encore vivantes et, juste à côté, certaines de leurs congénères juste égorgées puis, trois exposants plus loin, des poulets rôtis, des légumes lavés par terre… C’est assez effarant mais réellement génial de se retrouver immergé de la sorte dans le quotidien de cette population. Bon, nous en avons vu d’autres (et pires !) depuis, mais ce marché fût notre premier et il nous aura vraiment marqué !

 

Marcher

 

Après avoir récupéré les clefs de notre si belle chambre et Clémentine décidée à se reposer un peu pour récupérer de sa nuit tumultueuse dans le bus, je suis parti seul à vélo (location de bicyclette gratuite à l’hôtel !) en direction de la mer à quelque 5km de là. C’est une ballade très agréable, toute plate et qui prend une petite vingtaine de minutes en roulant tranquillement. Cela dit, la route n’est pas du tout ombragée et le soleil peut vite taper fort – bien penser à la crème solaire avant le départ (ça me fait penser qu’au moment où j’écris ces lignes je me tape ce qui se trouve sans aucun doute sur le podium des pires coups de soleil de ma vie !)

 

Il existe à Hoi An (enfin juste à côté) des petits « villages » comme le Vegetable Village, le Silk Village ou le Carpentry Village qui, comme leurs noms l’indiquent, ont chacun leur spécialité. Sans le savoir avant de partir en vélo, le Vegetable Village se trouve en fait (presque) sur la route qui part de Hoi An pour rejoindre la mer au Nord. Il est en fait situé sur une petite île par laquelle passe la route vers la plage. Armé de mon application Google Maps, c’est un peu par hasard si j’ai détecté ce village et que j’ai décidé d’y faire une petite halte. On peut y voir toute une flopée de gens qui travaillent sous un soleil de plomb, tous coiffés d’un traditionnel Nón lá (vous savez, ce fameux chapeau-parasol à la forme conique) dans ce qui ressemble un peu aux jardins communaux que nous retrouvons par chez nous – du moins en Suisse. Le décor est assez saisissant et dépaysant car il n’y a tout simplement pas le moindre touriste ici, dans cet endroit situé à peine 50m à l’est de la route qui achemine tous les touristes à la plage !

 

Villages

 

Et si on va encore un peu plus loin et qu’on sort de cet espace de travail, on se retrouve dans de fines allées qui bordent les nombreuses maisons familiales de ce village. On peut également voir une grande quantité de « bassins » qui servent surtout, d’après ce que j’ai vu, à rafraîchir les énormes bœufs que les vietnamiens utilisent pour le travail dans les champs. Je n’aurai rebroussé chemin qu’après m’être fait aboyer et courser par des chiens qui étaient, fort heureusement, bloqués derrière les barrières des maisons – ouf !

 

Maisons

 

Si l’on traverse la route et qu’on visite le côté ouest de celle-ci, on se retrouve plongé dans la nature avec toutefois des traces humaines tels que les bassins aménagés de différents dispositifs de pêche ou encore de turbines à électricité (sauf erreur !). On peut aussi apercevoir quelques pêcheurs à la ligne en pleine action, de petites rizières ou tout simplement des villageois dans les train-train quotidien. Une petite visite qui vaut largement le détour !

 

Pêcheurs

 

Plus loin, la plage. On doit avouer que voir cette étendue de sable et d’eau déjà au début du mois d’avril (oui oui, cet article a près d’un mois de retard… pas taper svp  🙁 !) avec un temps pareil c’est chouette ! Attention tout de même aux arnaques car le parking est payant et les différents « garde-vélos » tenteront toujours de vous escroquer. 10-15’000 VND, voilà jusqu’où il est possible de négocier je pense.

 

L’endroit en lui-même est, comme beaucoup de plages, un réel gouffre à touristes. On a l’impression qu’ils se sont tous donnés rendez-vous ici car on n’en croise pas tant que ça dans la ville (sauf aux monuments les plus connus). Mais l’endroit reste très charmant, la plage étant bordée tout du long par de petits restaurants ou bars à l’allure très sympathique pour la plupart. Prenez-y un verre pour profiter de la musique, du frais à l’abri du soleil et de la vue sur la mer, mais évitez d’y manger car les prix sont globalement plus chers qu’en ville.

 

Resto

 

Au final, nous aurions bien aimé rester plus longtemps à Hoi An, partir à la découverte des autres villages, faire du snorkeling dans un des spots environnants, faire un tour en bateau sur les îles à proximité ou simplement flâner puis déguster un bon repas dans les charmants faubourgs de l’ancienne cité. Nous aurions pu faire tout ça, mais un seul élément nous en a découragé : la nécessité de quitter cette si belle chambre pour partir, une fois encore, à la recherche d’un autre hôtel qui nous convienne. Cette tâche aurait été d’autant plus difficile cette fois car nous aurions été déçus par n’importe quelle chambre qui ne nous apporterait pas la même satisfaction que la précédente. Ça peut paraître bizarre comme raison, mais le fait est que nous aspirions à enfin nous poser dans un même hôtel pour une durée supérieure à 2 ou 3 jours. Nous avons donc quitté Hoi An, un peu à contrecœur, et sommes montés dans un nouveau bus de nuit. Direction : Nha Trang.

 

Séjour larvesque dans l’eldorado soviétique

 

Eh bien, chers lecteurs, la légende dit vrai : Nha Trang est effectivement une destination prisée par les compatriotes de ce cher Depardieu. On la surnomme d’ailleurs la Côte d’Azur russe… A tel point qu’ici, certaines enseignes sont écrites en russe avant même le vietnamien. Ça nous a un peu fait penser à Ballermann, le côté de l’île de Majorque où l’on se croirait en Allemagne, là où Currywurst König et Bier König sont… rois. Nous n’avons pas trouvé les équivalents russes de ces exportations à Nha Trang mais nul doute que cela existe quelque part !

 

Ne le cachons pas, Nha Trang ne nous aura pas fait une très bonne impression. C’est bien situé, la mer et la plage y sont belles tout comme le lever du soleil, mais outre cela… Tout est fait pour les touristes, les prix sont gonflés à bloc et l’on n’y mange pas aussi bien qu’ailleurs. Alors certes, l’on n’y trouve très certainement des petits restaurants excellents et moins chers si l’on s’aventure derrière les grands hôtels qui bordent le front de mer, plus au centre de la ville où il y a sûrement encore des vestiges d’authenticité. Sauf que justement, nous ne logions pas dans un de ces grands et luxueux hôtels. Il y a une bonne quantité d’hôtels moins chers et toujours face à la mer quelques kilomètres au Sud, proche de l’aéroport. On peut donc avoir la vue sur la mer et payer sa chambre moins de 15$ mais cela implique d’être relativement loin de la ville. C’est le choix que nous avons fait, et peut-être que ce n’était pas le bon.

 

Malgré tout ce que je viens de dire, nous sommes tout de même restés 4 jours à Nha Trang. Nous n’avions pas le temps de descendre plus au Sud en direction de Mui Ne mais voulions tout de même profiter de quelques jours de repos au bord de la mer. Nha Trang semblait être la meilleure option pour concilier nos restrictions, et ça nous a quand même fait du bien ! Je crois que le mois d’avril correspond au début de la haute saison dans cette région et pourtant il n’y avait vraiment pas grand monde. Nous n’étions de loin pas seuls bien sûr, mais suffisamment tranquilles pour profiter de quelques instants de farniente bien mérités. Ainsi, une fois n’est pas coutume, nous n’aurons strictement rien fait dans cette ville. Rien, si ce n’est prendre en photo le lever de celui qui infligea à Clémentine son premier coup de soleil.

 

Levé de soleil

 

Suite à ces quelques jours durant lesquels nous n’avons étonnamment pas appris le moindre mot russe, nous nous sommes rendus, à l’aide d’un bus de nuit, pour changer, vers notre dernière destination au Viêt Nam : Ho Chi Minh Ville.

 

Ho Chi Minh Ville (Saigon)

 

Avec ses quelques 12 millions d’habitants, Ho Chi Minh City est la ville la plus peuplée du Viêt Nam, devant Hanoï. Autrefois nommée Saïgon, nom du fleuve qui la traverse, elle a été renommée en 1975 en l’honneur du président Ho Chi Minh, cet homme qui semble être vénéré comme un demi-dieu un peu partout au Viêt Nam.

 

C’est une ville que nous aurons globalement préféré à Hanoï. Certes les scooters y sont tout aussi nombreux mais la ville parait mieux construite, mieux entretenue, plus sécurisée, moins bordélique… Nous aurons notamment apprécié certains édifices (comme par exemple une très jolie « fontaine », point de rencontre pour de nombreux jeunes), les parcs, le quartier moderne et son gratte-ciel local…

 

Edifices

 

Pourtant, notre avis n’est peut-être pas très objectif car nous n’avons passé que trop peu de temps dans cette ville pour en avoir une idée précise : même pas deux jours. A peine le temps pour nous de visiter l’excellent (mais non moins triste) musée des vestiges de la guerre (âmes sensibles, attendez vous à quelques photos choquantes…) et de se pavaner un peu autour du quartier touristique (le District 1) et hop, nous voilà déjà partis en direction du 2ème pays de notre voyage : le Cambodge !

 

Musée

Phong Nha et ses drôles de caves

Phong Nha et ses drôles de caves

Avant-propos : prix et infos pratiques

 

Hôtels

A Dong Hoi :
Nam Long Hotel : 20$ la chambre double avec clim’ et petit déjeuner

A Phong Nha :
Nha Nghi Thanh Dat : 12$ la chambre double avec clim’
Easy Tiger : dortoir à partir de 8$ le lit

 

Transports

Bus Hanoi – Dong Hoi : 400’000 VND (environ 18$)

Bus Dong Hoi – Phong Nha – 30’000 VND (environ 1.50$)

Location de scooter pour la journée : 170’000 VND avec le plein d’essence

 

Activités

Phong Nha Cave : prix de la barque 330’000 VND (à diviser par le nombre de passagers) + 150’000 VND pour l’entrée de la grotte

Paradise Cave : 250’000 VND

Plein d’infos sur le site de la Phong Nha Farmstay : http://www.phong-nha-cave.com/

 
Les grottes de la région de Phong Nha, située dans la partie Nord du Centre Viêt Nam, sont depuis quelques années devenues l’un des principaux attraits touristiques du pays. Le fait qu’on y ait trouvé la plus grande grotte du monde en 2009 (1991 en réalité, mais explorée et rendue célèbre seulement en 2009) n’est certainement pas étranger à l’énorme boost touristique qu’a connu la région depuis. Hang Sơn Đoòng, the biggest cave in the world. Il paraîtrait qu’un building entier de Manhattan (c’est ce qu’on peut lire partout, mais une tour de Shanghai ferait certainement tout aussi bien l’affaire, je pense) y trouverait sa place. Sa chambre principale mesure plus de 200m de haut pour 150m de large et 5km de long. On est d’accord, ça donne envie d’y aller ! Mais il y a un tout petit problème : depuis sa découverte, seule une poignée de chanceux ont eu le privilège de s’y rendre. 200 par année depuis 2013, d’après ce qu’on dit. Les places sont rares et il faut donc être suffisamment rapide pour réussir à se procurer l’un des 200 précieux sésames. Et, accessoirement, avancer les quelques 3000 dollars requis.
 
Quel dommage que nous n’ayons pas été suffisamment rapides…
 

Comment se rendre à Phong Nha ?

Que vous veniez de Hanoi, de Ho Chi Minh ou de Gibraltar, vous devrez forcément passer par Dong Hoi pour rallier ensuite Phong Nha, village le plus proche des grottes (quoique j’ai un doute là-dessus depuis que j’ai vu le nombre de bus qui vont à Hanoi directement depuis Phong Nha, mais c’est en tout cas ce qui nous a été dit à notre hôtel à Hanoi…). Pour ce faire, vous aurez le choix entre le bus, le train et l’avion (enfin si vous êtes vraiment courageux vous pouvez aussi essayer le scooter). Comme très souvent au Viêt Nam, le moyen le moins cher reste le bus. Le train coûte plus cher et met plus de temps. Il paraitrait cependant qu’il a comme avantage d’être un moyen de transport plus prisé par les locaux, donc si vous voulez vraiment vivre une expérience authentique, c’est tchoutchouuu. Et puis on va pas se mentir, dormir dans les bus vietnamiens n’est pas toujours facile – le non-entretien des routes et la manière de conduire des chauffeurs n’aidant pas vraiment. Sinon, Dong Hoi possède également son propre aéroport donc si vous avez le mal de la route ainsi qu’un peu d’argent à dépenser, c’est possible aussi (même s’il vous faudra quand même traverser la dure épreuve du bus pour rejoindre Phong Nha par la suite…) !
 
Pour notre part, nous sommes partis de Hanoi. Si vous avez bien suivi nos articles, vous vous souviendrez que nous sommes partis après notre petite journée « musées ». Et si vous avez vraiment très bien suivis, vous aurez aussi noté que pendant cette journée je n’étais pas tout à fait au pic de ma forme. Alors autant vous le dire tout de suite, ce premier trajet en bus couchettes aura aussi été l’une des pires nuits de ma vie. Je vous passerai les détails, ne vous en faites pas. Mais sachez au moins que nous avons raté notre arrêt à Dong Hoi. On est donc sortis du bus au milieu de nulle part, après la ville, à 4h du matin. Trouver un hôtel n’aura pas été une mince affaire, si bien que nous avons pris le premier que nous ayons trouvé, presque une heure plus tard. 20$ avec petit déjeuner compris, c’est pas donné mais nous n’avions juste pas la force de chercher plus loin ; malheureusement pour nous il était plein et nous avons dû attendre à la réception qu’une chambre se libère. Nous aurons finalement droit à notre lit presque trois heures plus tard. En attendant, j’ai pu m’endormir quelque temps sur le canapé de la réception. Pas Clémentine, qui veillait sur son chéri malade. Merci <3
 
Je me sentais un peu mieux lorsque nous nous sommes réveillés à 15h passées. Un petit tour en ville histoire de manger quelque chose (et se rendre compte que Dong Hoi ça a quand même l’air chouette comme petite ville !) et puis retour à l’hôtel. Nous partirons pour Phong Nha le lendemain matin.
 

De généreuses portions et un coucher de soleil
De généreuses portions et un coucher de soleil, tout ce que nous aurons vu de Dong Hoi…
 
Phong Nha se trouve à une cinquantaine de km de Dong Hoi. Il est possible de s’y rendre en taxi mais nous recommandons fortement le bus local pour son prix ridicule, ses départs fréquents (prix et infos en fin d’article) et surtout l’authenticité du voyage. Le bus emprunte des routes de campagne dont l’état vous fera littéralement bondir de votre siège (l’atterrissage peut d’ailleurs parfois faire mal, demandez à Clémentine), les paysages sont, comme souvent dans ce pays, à couper le souffle et vous aurez peut-être la chance comme nous de faire le voyage en compagnie de quelques écoliers de la région. Nous nous souviendrons longtemps de ce groupe de 5 jeunes de 15-16 ans avec qui nous avons rigolé sans pouvoir nous comprendre, qui se sont pris en selfie avec nous en arrière-plan et qui recherchaient sans arrêt le contact visuel avec nous. Très sympa !
 

Où loger à Phong Nha ?

Depuis que le tourisme s’est développé ici, les hôtels sont devenus légion. Si vous avez les moyens de mettre 30$ ou plus dans une nuit d’hôtel alors nous vous conseillons le Phong Nha Farmstay sans hésiter. Il est certes un peu à l’extérieur (à 8km de l’embarcadère pour les grottes) mais nous en avons entendu du bien jusqu’à Hanoi et sur Internet les avis sont unanimes : le top du top. Expérience dépaysante assurée dans cette ancienne ferme entourée de rizières ! Mais voilà, nous, nous sommes trop pauvres pour ça (yeah life sucks…).
 
Plus au centre, là où tous les hôtels se succèdent, the place to be semble être l’hôtel Easy Tiger. C’est bourré de backpackers et l’ambiance qui y règne tout au long de la journée est géniale. C’est aussi devant cet hôtel que le chauffeur de bus nous dépose, un peu par défaut. Le Easy Tiger est plein lorsque nous arrivons, nous nous rendons donc dans l’établissement juste en face, le Nha Nghi Thanh Dat, pour voir ce qu’ils proposent. Cet hôtel qui semble flambant neuf (les matelas sont plastifiés sous les draps, les prises électriques ont encore un film plastique qui les recouvre…) offre tout le confort nécessaire pour un prix très modeste. Seul bémol : le personnel qui ne parle pas un mot d’anglais, difficile donc d’obtenir des informations sur les grottes… heureusement qu’il y a le Easy Tiger juste en face ! 😉

 

Easy Tiger, the place to be !

 

Que faire sur place ?

Les grottes

Ah ben oui, on est quand même venus pour ça ! Alors il y en a pour tous les goûts et tous les budgets (grosso modo de 10 à 350$ par personne). Certaines se font en bateau, d’autres à pied. Les grottes terrestres peuvent être ralliées par ses propres moyens ou à l’aide d’un tour organisé. Il existe également des excursions de plusieurs jours.
 
Pour notre part nous avons visité seulement deux grottes, d’une part par manque de temps mais aussi car les prix ne sont pas donnés. Nous aurions adoré faire des tours sur plusieurs jours mais, là encore, le manque de temps et les prix nous ont vite refroidis.
 
Phong Nha Cave
Cette grotte a été la première à ouvrir ses portes au grand public et n’est accessible qu’en bateau. Elle peut facilement se coupler à la visite de la grotte Tien Son qui se trouve juste à côté. Le principe est relativement simple : depuis l’embarcadère de Phong Nha (situé à côté du Tourism Center), on peut se procurer des billets pour entrer dans les grottes ET pour louer une barque. La location de la barque coûte un prix fixe de 330’000VND mais peut contenir jusqu’à 14 personnes, ce qui permet de drastiquement diviser le prix si on arrive à être beaucoup. Pour notre part, nous avons réussi à nous incruster dans un groupe de 10 personnes (il faut juste attendre un peu sur le quai et demander aux nombreux groupes qui arrivent si vous pouvez vous joindre à eux ou si eux veulent se joindre à vous) et avons donc payé, à nous deux, moins de 60’000VND pour la barque. S’ajoutent ensuite le prix de l’entrée dans la grotte et tout y est !
 
Et c’est ainsi que nous partons pour un tour en « Dragon Boat » traditionnel en direction de la grotte ! Le trajet dure presque une heure et permet d’admirer le paysage qui borde la rivière Song Con et les quelques pêcheurs qui y travaillent.

 

Dragonboat vers la grotte
Dragonboat vers la grotte
 
Lorsqu’on arrive finalement à l’entrée de la grotte, on ne peut que s’incliner devant la majestuosité de cette montagne dans laquelle nous allons pénétrer. Les moteurs sont coupés et la suite se fera à la rame pour que les (nombreux) touristes puissent pleinement profiter du calme qui règne dans la grotte. On vogue un moment sous les innombrables stalactites qui ornent le plafond, parfaitement éclairées par un jeu de lumière au dosage impeccable, avant que notre barque accoste et laisse ses occupants continuer et finir la visite de la grotte à pied. C’est un véritable flot de touristes qui se déverse sur cette berge encore déserte il y a quelques années, mais l’imposante architecture des lieux en fait tout de même un endroit qui mérite d’être visité !

 

Phong Nha Cave
Phong Nha Cave
 
Lorsque l’on retourne à l’extérieur, la possibilité s’offre à ceux qui ont un billet pour les deux grottes de poursuivre vers Tien Son. Pour les autres, ce sera retour à la barque, qui ramènera tout votre groupe à l’embarcadère de Phong Nha.
 
Paradise Cave
Cette grotte est tout bonnement phénoménale ! Elle est située à une trentaine de km de Phong Nha. Il existe un « petit tour » d’environ 1km dans la grotte, que chacun peut faire par soi-même ou alors au sein d’une visite guidée en groupe, et un « grand tour » de 7km dans la grotte qui nécessite un guide. A savoir que le petit tour passe exclusivement par des passerelles aménagées pour les visiteurs alors que le trek de 7km est bien plus aventureux : traversée de rivières souterraines, marche dans le noir total, rochers glissants… Personnellement je pense que j’aurais adoré ce parcours ! Malheureusement il requiert une somme que nous ne sommes pas disposés à dépenser en un jour.
 
Warning !
 
Le prix de l’entrée a récemment augmenté de manière drastique. Sur internet et dans les guides, on peut lire un peu partout que le prix est de 150’000VND par personne mais ce montant est erroné, passé à 250’000VND depuis le 1er janvier 2015. Nous avons failli nous faire avoir, n’emportant avec nous que le strict minimum (150’000×2) et une marge en cas de petit creux, soif ou manque d’essence… autant vous dire qu’on a finalement juste pu s’offrir une petite bouteille de Green Tea Lemon (un délice soi dit en passant). Et ne comptez pas sur votre carte bancaire pour vous dépanner là-bas, ils n’acceptent que du cash ! 😉

 
Pour s’y rendre, rien de mieux que le moyen de locomotion préféré des vietnamiens : le scooter ! On peut en trouver en location dans une grande partie des hôtels environnants (dans le même genre que sur l’île de Cat Ba) mais nous conseillons d’éviter le Easy Tiger qui propose, d’après ce que nous avons vu, des scooters plus vieux et moins bien entretenus. Il est ensuite très facile de se rendre à Paradise Cave car l’itinéraire le plus facile ne comprend que deux intersections.
 
La route est bien faite, on passe au milieu de rizières, collines et à flanc des rocheuses montagnes qui délimitent le parc national de Phong Nha – Ke Bang. Encore une fois, les choses intéressantes à voir commencent dès le départ en scooter ! On peut également prendre des routes de terre, moins bien faites (donc plus fun !), avec beaucoup de bosses et qui proposent certainement des paysages tout aussi beaux voir mieux, mais c’est à déconseiller lorsqu’on loue un scooter pour deux (ou le « passager » aura très vite mal aux fesses !). Et puis, sur ces routes de terre, le passager n’a aucune chance de prendre de belles photos pendant le trajet !
 
L’entrée de la grotte se trouve environ 2-3km (de montée !) après la billetterie. Pour la rejoindre, deux options s’offrent aux visiteurs :
• De superbes voitures de golf (moyennant un petit supplément bien entendu)
• À pied, tout simplement
 
Bon, honnêtement, ça monte quand même sec et il fait très vite chaud. Mais le trajet se fait très bien à pied et, comme souvent, c’est de cette manière qu’on profite le mieux du paysage environnant. Et on aussi là pour ça (un peu…) !
 
Mais revenons-en à nos moutons. Paradise Cave. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on se sent tout de suite rikiki lorsqu’on rentre là-dedans (même moi, oui) ! C’est assez bluffant de se balader dans cette grotte qui parait infinie. Il n’y a qu’un chemin à suivre, qui mène les visiteurs à travers la grotte sur plus d’1km de long. Le passage est assez étroit, si bien que le flot de visiteurs peine parfois à se croiser. Il y a vraiment trop de monde aux heures de pointe et, dans cette caverne résonnante, la cacophonie ambulante devient vite pénible. S’il y a bien une chose qu’on a pu remarquer depuis notre arrivée en Orient, c’est que les asiatiques ne se privent pas de faire entendre leurs voix bien fort (et particulièrement les guides armés de leurs micros) ! Il est donc conseillé de se rendre à Paradise Cave dès l’ouverture à 8h du matin, pour profiter d’un calme qui apporte une toute autre dimension à la visite de ce lieu majestueux. Fait intéressant, nous avons-nous même été des attractions touristiques durant cette visite. Les « blancs » sont tout de même assez rares ici (étonnamment d’ailleurs, sachant qu’au Easy Tiger il n’y a que des « westerners » et australiens à longueur de journée !) et ce sont en tout 3 groupes d’asiatiques qui auront insisté pour faire des photos (payantes !) avec nous. C’était amusant, mais jamais nous n’aurions pensé tenir un rôle de bête de foire dans cette caverne !

 

Paradise Cave
Paradise Cave
 
Au final, nous aurons apprécié la visite de ces deux grottes, bien que nous ayons préféré la première de par la liberté de mouvement qu’elle offre mais également car il y a beaucoup moins de bruit à l’intérieur. Ces deux grottes sont les plus touristiques de la région mais il y en a plein d’autres qui valent très certainement la peine d’être visitées si on a le temps.
 

Y a quoi là-bas à part des cavernes ?

Pour être tout à fait honnêtes, le village de Phong Nha n’a pas beaucoup de charme ou d’authenticité. Devenu le lieu de départ de presque toutes les visites dans les fameuses cavernes, on y trouve surtout une succession d’hôtels et de restaurants touristiques qui bordent la seule route qui traverse tout le village.
 
Par contre, si l’on sort de Phong Nha et qu’on emprunte les chemins de terre qui partent d’à-peu-près partout (et vont à peu-près-partout aussi), on tombe très vite sur la vraie campagne vietnamienne. On peut admirer des collines verdoyantes, de longues surfaces planes jonchées de rizières, des rivières avec leur lot de pêcheurs et de bœufs qui se rafraîchissent ou encore des fermes isolées.
 
Une petite baignade dans la rivière peut également faire le plus grand bien après une journée à transpirer plusieurs litres. Il existe un petit café à l’extrémité Sud du village, tenu par le type qui a découvert Soon Doong en 1991, qui permet un accès facile à la rivière pour faire trempette.
 
Et pour les soirées, rendez-vous au Easy Tiger pour une ambiance tout à fait géniale, des rires et de la bonne humeur à foison (mais pour la nourriture, préférez plutôt l’un des nombreux autres restaurants qui borde la route…) !

 

En dehors de Phong Nha...
En dehors de Phong Nha…
 
Nous nous arrêterons là pour notre périple à Phong Nha. Nouveau bus de nuit, cette fois en direction de Hoi An en espérant que le voyage sera plus reposant que le précédent…
 
A bientôt !
 
Notre arrivée et notre séjour à Hanoï

Notre arrivée et notre séjour à Hanoï

Avant-propos : prix et infos pratiques

 

Hôtels

Rising Dragon Hotel : 26$

Hoan Kiem Downtown Backpackers Hostel : 250’000 dongs (12$)

 

Transports

Bus n° 7 jusqu’au dernier arrêt : 8’000 dongs

Bus n° 9 jusqu’au centre : 7’000 dongs

Bus (se renseigner par rapport au numéro ou le montrer au chauffeur sur une carte et il dira s’il passe par là ou pas) jusqu’au musée d’ethnographie : 7’000 dongs

Bus jusqu’à Haiphong : 70’000 dongs

Bus jusqu’à Phong Nha : 400’000 dongs

 

Activités

Musée des Femmes du Vietnam : 30’000 dongs

Musée d’ethnographie : 40’000 dongs

 

Ahhh, Hanoï… La capitale vietnamienne aura été la première destination de notre voyage et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne nous aura pas laissés indifférents !

 

Notre séjour s’est déroulé en deux parties. La première avant de se rendre sur l’île de Cat Ba et la deuxième en revenant, dans le but de partir pour le centre du pays. Nous y avons séjourné pendant deux nuits et trois jours.

 

Premier jour

 

Notre première nuit au Viêt Nam nous a gentiment été offerte par la maman de Sacha au Rising Dragon Villa Hotel, un hôtel très sympathique dans le vieux quartier. Bémol : le prix 26$. c’est effectivement trop pour le budget quotidien que nous avons prévu. Mais le personnel, la chambre et même le petit déjeuner (inclus) y étaient top. C’est un hôtel que nous recommandons à tout voyageur qui a les moyens de s’offrir des nuits à 20$ et plus.

 

Le Mausolée d’Ho Chi Minh

 

L’endroit est plutôt sympa et est entouré de jolis jardins très bien entretenus (on a d’ailleurs pu remarquer par la suite que les vietnamiens entretiennent toujours très bien leurs parcs !). Apparemment, le Mausolée contient le corps de Ho Chi Minh exposé au grand public mais n’est accessible qu’entre 8 et 11h du matin. Etant arrivé sur place vers 12h et ne pensant pas que ce soit indispensable de voir Monsieur Ho Chi Minh en personne, on ne fera que passer par là.

 

Mausolée

 

La Pagode du pilier unique

 

Petite leçon d’histoire :

 

Aussi appelée la pagode Môt Côt, la pagode du pilier unique a été construite au 13e siècle. Elle faisait partie d’un ensemble de pagodes dont elle était la plus grande et son pilier était en bois de teck. Détruite par les Français au 20e siècle, elle a été reconstruite par le nouveau gouvernement vietnamien, d’où le fait que son pilier est désormais en béton.

 

On a trouvé que c’était plutôt joli et il y avait peu de monde, contrairement à ce qu’on aurait pu croire.

 

Pagode

 

Le musée d’Ho Chi Minh

 

Il se trouve juste après la pagode et le Mausolée. On ne l’aura pas non plus visité car notre mauvais timing nous aura suivi jusqu’ici, lors de la pause de midi. Le temps de manger une banane et hop on est reparti.

 

Bananes

 

Warning !

 

On a vu sur Google Maps que le musée, la pagode du pilier unique et le Mausolée se situaient dans ce qui ressemble à un parc. On décide donc de le traverser pour remonter jusqu’à un lac où se trouve la plus grande pagode de Hanoï. Mmmh, vous avez dit « parc » ? Pas vraiment… Plutôt des jardins délimités par des panneaux où il est écrit « No entry » et presque partout gardés par des militaires postés là. Bon… Peine perdue, on se résigne à longer les barrières de ce parc ainsi que les routes en direction de ce fameux lac.

 

 

Parc

 

 

Le lac de l’ouest et la plus grande pagode de Hanoï

 

Pas grand-chose à dire à part que c’est plutôt un coin tranquille où il y avait peu de monde (contrairement à l’autre lac dont on parle plus bas) et très peu de choses à faire à part voir cette pagode.

 

La plus grande pagode

 

Le spectacle des marionnettes sur l’eau

 

Show très connu à Hanoï, il met en scène des situations de la vie des vietnamiens avec de la musique et tout ça sur l’eau.

 

Puppet show

 

Notre premier séjour à Hanoï se terminera ici. On va faire une petite escale sur l’île de Cat Ba avant de revenir dans la capitale.

 

Deuxième jour

 

Pour notre deuxième nuit, nous avons jeté notre dévolu sur le Hoan Kiem Downtown Backpackers Hostel qui, malgré les très mauvais avis que je viens de lire sur TripAdvisor, nous aura amplement satisfait. Se trouvant dans le vieux quartier et tout proche du lac Hoan Kiem, cet établissement jouît d’une situation idéale. Une chambre spacieuse et un personnel aimable et serviable (même si on a cru entendre à plusieurs reprises des petits bruits de pas sur le toit qui ressemblait farouchement à de petits rongeurs…). Le petit-déjeuner était inclus et préparé dehors, juste en dessous des toits au dernier étage avec deux choix possibles ; baguette et omelette ou baguette et œufs brouillés (perso, on a vu aucune différence entre les deux).

 

Le lac Hoan Kiem

 

Petite leçon d’histoire :

 

La légende raconte que lors de la lutte contre les chinois, un pêcheur aurait repêché une épée dans le lac. Après avoir chassé les chinois pendant 10 ans, il traversa le lac et une tortue lui aurait demandé l’épée au nom du Roi-Dragon, un ancêtre mythique du peuple Viêt. Il pensa alors que celle-ci aurait été envoyée du ciel pour chasser les chinois du pays. Ceci explique le nom de ce lac et le fait qu’une île appelée « l’ilôt de la tortue » se trouve en son centre. 

 

On doit dire qu’on a particulièrement apprécié se balader autour de ce joli petit lac ainsi que dans les jardins et parcs magnifiquement bien entretenus qui l’entourent.

 

Lac Hoan Kiem

 

Il est possible d’aller sur une petite île reliée avec un pont, que vous avez certainement déjà vu, pour voir le temple Ngoc Son. Ayant encore quelques trucs à faire, on s’est contenté de voir le pont.

 

Pont

 

Le musée des Femmes du Vietnam

 

Ce musée retrace la vie des femmes Viêt. Il parle de la guerre, de la mode, des traditions, de la naissance etc. La première chose qui m’a frappé est que chaque texte, il y en avait d’ailleurs beaucoup, étaient rédigés en Vietnamien, en anglais… et en français ! J’avais moyennement envie de tout lire au début. Quand je me suis retrouvée au dernier étage qui parlait des femmes durant la guerre, j’ai vite regretté… J’ai commencé la visite puis je me suis arrêtée sur quelques panneaux. Chaque panneau parlait de l’histoire d’une femme. J’ai commencé à tous les lire et ai dû retourner en arrière pour lire les premiers… Ils m’ont complètement captivés bien qu’ils soient tristes. Ces femmes ont fait énormément durant la guerre. Elles créaient des groupes, presque des armées et combattaient tout comme les hommes faisaient. Ces femmes devenaient chefs, généraux où étaient à la tête de groupes de pressions et souvent, elles n’avaient même pas 20 ans…

 

Musée femmes

 

Le musée d’éthographie

 

Pas très facile d’accès car plutôt excentré, ce musée est bien différent des musées que l’on connait. Pourquoi ? Car il y a, bien sûr, une partie interne à un bâtiment mais il y a aussi, à l’extérieur, toute une balade à faire entre les anciennes maisons et lieux reconstitués. Je n’ai pas lu tous les panneaux et textes, sachant que Sacha, qui dormait à l’entrée du musée, n’était vraiment pas bien et que tout ce qu’il attendait c’était de prendre une douche et de dormir… Mais je me suis baladée entre ces fameuses maisons et j’ai trouvé ça super et très intéressant.

 

Musée ethograhique

 

Nous continuerons notre route pour Phong Nha et ses caves dans notre premier bus de nuit. Sacha s’en rappellera toute sa vie vu qu’il n’était vraiment mais vraiment pas au top de sa forme…

 

Ce que nous avons apprécié

 

• Les rues principales du Vieux Quartier, pleines d’animation, de boutiques et de restaurants à n’en pas finir.

 

• Se balader paisiblement autour du lac de Hoan Kiem, dans ses petits parcs et jardins magnifiquement aménagés. On a presque pas l’impression de se retrouver en pleins milieu d’une cacophonie incessante de klaxons et de milliers de scooters (j’ai bien dit presque car il suffit de tourner la tête pour revenir à la dure réalité…).

 

• La sécurité que l’on a pu ressentir du fait qu’il y a toujours du monde un peu partout, à toute heure de la journée (du moins, dans le Vieux Quartier).

 

• De manière générale, l’altruisme des gens qui nous ont renseignés, que ce soit le personnel des hôtels ou les personnes dans la rue. (Vous verrez ci-dessous qu’il y a malheureusement toujours des exceptions…) Par exemple, lorsque nous sommes enfin arrivés à l’aéroport de Hanoï, nous avons dû prendre un bus étant donné qu’il est très loin du centre. Arrivé au dernier arrêt, nous sommes sortis de celui-ci afin d’attendre le prochain que nous pourrions prendre pour le Vieux Quartier. C’est là qu’une jeune fille (peut être de notre âge mais nous paraissait plus jeune que nous) est spontanément venue vers nous afin de nous demander si elle pouvait nous appeler un taxi. Déclinant gentiment sa proposition en lui disant que nous voulons prendre un bus, elle nous a précisé lequel il fallait prendre et à quel arrêt il fallait sortir (nous n’avions malheureusement pas bien compris celui-ci étant en vietnamien mais ne voulions pas lui demander de nous le répéter une quatrième fois…).

 

• Les deux seuls musées que l’on a pu visiter, le musée d’ethnographie et le musée des femmes vietnamiennes, dont on parle plus haut (même si Sacha, malade, a surtout visité leurs toilettes et leurs bancs pour dormir…). Ils sont tous les deux très bien faits et très intéressants. Tous les textes ou descriptions d’objets sont rédigés en vietnamien, en anglais et en français (plutôt pratique !).

 

• Traverser les routes comme des kamikazes. Il faut savoir qu’ici, personne ne s’arrêtera pour vous laisser traverser la route (nous pensons d’ailleurs que les passages piétons servent uniquement à décorer…). On vous explique le concept. Quand vous voulez traverser une route, peu importe la largeur, c’est très simple. Il vous suffit de vous lancer dans le trafic et laisser les quelques centaines de scooter choisir si vous arriverez à bon port!

 

Ce que nous n’avons pas apprécié

 

• Les klaxons. Ils attisent la curiosité au début mais deviennent très vite pénibles.

 

• Que la définition du mot « trottoir » passe de : « Un trottoir est un espace réservé aux piétons de chaque côté des rues ; un caniveau et une bordure assurant la limite avec la partie vouée à la circulation des véhicules à moteur. » d’après Wikipédia, à : « Parking pour scooter ». Pour Sacha, c’est un élément qui fait partie du charme d’Hanoï.

 

• Les tentatives de soutirer de l’argent aux étrangers par des moyens plus que douteux. Nous ne parlons pas ici de la tradition du marchandage, que nous trouvons sympathique et que nous pratiquons volontiers (sauf pour cette vendeuse de fruits qui voulait nous refiler 3 bananes pour 200’000 dongs – soit presque 10$ !). Nous faisons plutôt référence à ce type qui vient soit disant de la Croix Rouge, qui nous a fait tout un speech plein de bonne humeur et soumis un questionnaire sur le tourisme à Hanoi, qui s’est appliqué à dire quelques mots en allemand lorsqu’il a appris que nous venions de Suisse, tout ceci avec un énorme sourire du début à la fin. Lorsqu’il nous a tendu son petit livre rempli de signatures, nous avons enfin compris, en voyant des montants de toutes sortes à côté de signatures récoltées auparavant, qu’il recherchait uniquement de l’argent. Un peu agacés, nous lui avons tout de même laissé l’équivalent de 2$. Cette somme lui paraissait si misérable que le sourire s’est instantanément effacé de son visage ; il a repris ses affaires, s’est tourné et s’en est allé sans le moindre mot. Un peu dommage !

 

• Le show des marionnettes sur l’eau, très populaire à Hanoï expliqué ci-dessus. Ce n’est pas le spectacle en lui-même qui nous a déplu (même si les scènes sont un peu répétitives) mais le fait que tous les dialogues et explications ne soient qu’en vietnamien alors même que la plupart des spectateurs ne soient pas d’ici. On ne demande qu’à apprendre davantage sur la vie de ce pays. Malheureusement, nous n’en avons pas eu la chance durant ce show.

 

Haiphong, Cat Bâ et la baie d’Ha Long

Haiphong, Cat Bâ et la baie d’Ha Long

Avant-propos : prix et infos pratiques

 

Hôtels (chambres double)

à Cat Ba – Nam Phuong Hotel : 6$

 

Transports

Bus Hanoi – Haiphong : 70’000VND (environ 3$)

Bateau Haiphong – Cat Ba : 150’000 VND (environ 7$)

Possibilité de prendre un billet « combiné » Hanoi-Haiphong-Cat Ba pour 200’000 VND, soit 1$ d’économies

Location de scooter à Cat Ba : 4$ pour la journée + plein d’essence à 3$

 

Activités

Tour touristique de 1 jour baies d’Ha Long + Lan Ha + Monkey Island, repas compris (midi) : 20$

Bateau pêcheur pour la baie de Lan Ha + Monkey Island : 15-20$ – selon vos compétences de négociateur 😉

Croisière sur 2 jours, repas compris : environ 90$

Entrée au parc national : gratuite

 

Un court séjour à Haiphong

Dans un précédent article, nous vous racontions notre périple en bus pour rejoindre Haiphong, intermédiaire nécessaire pour rallier l’île de Cat Ba depuis Hanoi. Nous voulions visiter la capitale durant la journée avant de nous diriger vers l’île, raison pour laquelle nous n’avons pris un bus pour Haiphong qu’en fin d’après-midi.
 
Nous avions comme plan de trouver un petit hôtel pas cher en ville et d’y séjourner une nuit avant de prendre le bateau dès le lendemain matin. Mais ce que nous n’avions pas prévus c’est que le terminus du bus ne se trouvait pas du tout au centre-ville de Haiphong. Première erreur.
Nous pensions que la ville, forcément développée touristiquement car – je me répète – seul moyen de rejoindre Cat Ba, nous offrirait un large panel d’hôtels un peu partout. Deuxième erreur.
En raison de ce dernier élément, précisons encore que nous n’avons même pas pris la peine de regarder les hôtels sur Internet (d’habitude on se renseigne toujours avant d’arriver en ville) et, pire, nous n’avons pas non plus téléchargé les cartes de la ville sur notre application GoogleMaps. Jamais deux sans trois, comme on dit… Troisième erreur donc.
 
Les erreurs de débutant comme celles-ci font partie intégrante d’un premier voyage. A l’avenir, nous prendrons toujours soin de faire en sorte d’éviter ces erreurs avant d’arriver quelque part. Cela nous évitera peut-être de tourner en rond plus d’une heure à la recherche du moindre hôtel…
Il faisait déjà nuit lorsque le bus nous a déposés à Haiphong. « Regarde là-bas il y a plein de lumières, on y trouvera certainement un hôtel ! » ai-je dit à Clémentine. Nous nous sommes donc mis en route, mais nous avons vite déchanté : des lumières oui, mais seulement des décorations sur la route ou des petits magasins. Pas le moindre hôtel. On a tourné longtemps en ville, demandant notre chemin une dizaine de fois. On s’est même plus ou moins perdus, mais au final nous aurons tout de même trouvé 3 hôtels, tous du même standing et dans la même fourchette de prix (20-25 dollars la nuit). On espérait trouver pour moins mais tant pis, ça ira pour cette fois.
 
Le temps que nous nous posions et reposions dans la chambre, il était 21h30 lorsque la motivation de ressortir nous regagna. La ville, ou du moins ce quartier, nous a malgré tout bien plu lorsque nous cherchions un hôtel : ça bouge, c’est très joliment décoré, moins bruyant que Hanoi et pas du tout touristique ! Mais voilà, à 21h30 toutes les lumières étaient déjà éteintes et les rues commençaient à se vider… On voulait tout de même manger un morceau, et notre attention s’est portée sur un petit restaurant local spécialisé dans les fruits de mer où personne ne parle anglais. On est surpris de voir que les prix ne sont pas affichés sur la carte mais bon, tant pis, un petit restaurant local comme ça ça ne doit pas être bien cher… Les plats étaient bons, bien qu’en petite quantité. On se demandait combien ça nous coûterait. « 150’000 comme hier à Hanoi ? » « Mais non ça sera beaucoup moins cher ici ! »… Arrivée de l’addition et petite sueur froide : 356’000VND. Ça y est on s’est encore fait rouler ! Ce repas est encore aujourd’hui le plus cher que nous ayons eu. Bon on est d’accord, 15$ ça ne nous a pas ruinés, mais on était un peu surpris et ces 356’000 me sont restés en travers de la gorge (vous l’avez sûrement remarqué !)
 
Bref, le lendemain matin nous quitterons Haiphong.
 
Dans le bateau, plein à craquer comme le bus de la veille, c’est à moi de prendre place sur une petite chaise supplémentaire dans le couloir… ça va, le trajet n’était que de 45 minutes et j’ai eu droit à une vraie chaise !
 
Nous arrivons à Cat Ba et sommes tout de suite impressionnés par le paysage qui s’offre à nous. Des hôtels, des restaurants et des « Tours Agency » qui se suivent sur toute la côte. Une horreur ! On se pose dans le premier petit café, dégustons nos premiers pancakes vietnamiens en guise de petit déjeuner et commençons à faire le tri des hôtels que nous irons visiter. Nous en sélectionnons 5, un peu éparpillés partout sur cette côte, avec un budget max de 7$ la nuit. Après les avoirs visités, il s’avère qu’ils valent tous leur prix et que la décision se joue sur des petits détails. Les tarifs indiqués dans les petits descriptifs ci-dessous sont ceux que nous avons obtenus après négociation et peuvent donc facilement changer.

Quel hôtel choisir à Cat Ba?

Mr. Zoom : la chambre la moins chère. 5$ la nuit, ce n’est rien ! Très rustique et sans vue, cet hôtel n’a selon nous comme seul avantage son prix imbattable. A considérer pour ceux qui souhaitent vraiment dépenser le moins possible sans prendre en considération d’autres facteurs.

Green Cat Ba Hostel : un peu en retrait du front de mer donc pas non plus de vue pour cet hôtel. Pour 6$ la nuit nous aurions eu une chambre pour 4, et pour 8$ le petit déjeuner était inclus. Le meilleur rapport qualité/prix pour ce petit hôtel très sympa pour quiconque ne recherche pas absolument une chambre avec vue sur la mer.

Downtown Cat Ba Hotel : un hôtel sympa avec ce qu’il faut mais somme toute très banal. 6$ la chambre sans vue, 7 avec.

Khan Huyen Hotel : pareil que le précédent, si ce n’est que la connexion wifi n’est pas optimale dans les chambres et que la gérante a fini par nous casser les oreilles à nous proposer ses massages à chaque fois que nous passions devant son hôtel.

Nam Phuong : notre choix final ! L’hôtel en soi n’a pas forcément plus à offrir que les autres (la connexion Internet étant même très lente dans les chambres), nous avons surtout pris cet hôtel pour l’énorme balcon avec vue sur la mer de la chambre du dernier étage, le 5ème. De plus, le personnel était tellement souriant qu’il nous était difficile de résister !

Vue depuis le balcon
Vue depuis le balcon

 

Que faire à Cat Ba ?

Ces petites visites terminées et un peu crevés par tous ces escaliers montés sacs au dos (point d’ascenseur ici…), on ne sera pas très productifs le reste de la journée… Celle-ci sera surtout consacrée à notre première lessive à mains nues (dont je ne dévoilerai pas les détails ici pour des raisons de dignité).
 
Visite de l’île et Parc National
Le lendemain, nous louons un scooter pour partir à l’exploration de l’île. En raison de la forte concurrence (chaque hôtel ou presque a son propre business de location de scooter), le prix pour se procurer une de ces « motorbike » toute une journée est de 4$… ajoutez à cela le plein d’essence (60’000VND / moins de 3$) et vous serez parés pour toute la journée – et encore, vous aurez trop d’essence dans le réservoir !
 
Il est intéressant de noter que les touristes disparaissent comme par magie sitôt que l’on quitte la « ville » de Cat Ba et son port et ça, on adore ! On se retrouve alors sur de longues routes presque désertes au milieu de toutes ces collines verdoyantes, c’est féérique ! Le bruit du moteur entache un peu cette si belle nature mais si l’on prend la peine de s’arrêter quelques instants au bord de la route, on peut entendre les bruits magiques de la nature. Tout d’abord ces innombrables chants d’oiseaux en tout genre (le parc national comprend une grande variété d’oiseaux mais aussi de mammifères, lézards et insectes), puis, bien plus étonnant et impressionnant, d’autres bruits que nous ne connaissions pas. D’un air niais j’ai alors demandé à Clémentine « de quelle sorte d’oiseaux penses-tu qu’il s’agisse ? » ce à quoi elle m’a répondu, d’un air tout aussi naïf, qu’elle n’en savait rien… avant de s’exclamer, à peine trois secondes plus tard « ah mais c’est des singes ! »… On avait l’air un peu débile mais on vous promet qu’au premier abord les deux se ressemblent ! On peut donc effectivement entendre des voix de singes, qui s’élèvent, résonnent et se répondent dans cette immense forêt montagneuse. On est complètement entourés de collines et on a l’impression que les singes de chacune d’entre elles communiquent entre eux. C’est tout d’abord magnifique d’entendre tous ces sons mais je peux vous dire que ça peut vite devenir effrayant ! Comme si une horde de grands singes préparait en ce moment même un plan d’attaque pour charger ces deux pauvres touristes émerveillés au pied de leurs collines…
 
Mais nous n’avons pas été attaqués par les singes (enfin si, mais pas ici !). Nous avons repris la route et rallumé ce vieux moteur, non sans avoir essayé d’enregistrer ces fabuleux bruits avec notre portable… Nous avons donc traversé l’île par l’une de ses deux seules routes. Au nord, il n’y a qu’un port d’où partent des bateaux de pêches et ferrys pour les nombreuses îles avoisinantes.
 
Nous sommes retournés au centre, à l’entrée du parc national où nous voulions faire une petite marche. L’entrée n’est pas payante et il n’y a au départ qu’un seul chemin à suivre, qui traverse ce qui semble être un petit village où les gens travaillent dans l’indifférence totale des touristes qui passent parfois par là. D’ailleurs, nous croisons un petit groupe de touristes allemands, les premiers de la journée, qui sont sur le chemin du retour. Equipés de leurs claquettes, sans aucun signe de transpiration ni de fatigue, nous nous sommes dits que si eux étaient montés sur cette montagne qui se dressait devant nous, alors nous pouvions le faire aussi !
 
Mais je ne crois plus que ces allemands soient montés…
 
Il faut savoir que ni Clémentine ni moi n’étions de grands fanatiques de randonnée avant cette ascension. Nous partions sans aucun entraînement, sans aucune idée de la limite que nous pouvions supporter. Nous nous sommes donc lancés dans cette forêt primitive sans savoir ce qui nous attendait. Nous pensions que le parc, très touristique, aurait un chemin précis, balisé et facile à emprunter. Mais de ce que nous avons pu voir, il n’est pas si touristique (nous n’avons croisé que 3 touristes en tout). Alors certes il y a un chemin, certes il est balisé, mais qu’est-ce qu’il est éprouvant ! Ca commence doucement, une simple montée dans un chemin de terre avec des cailloux, semblable à ce que l’on peut rencontrer sur les chemins de montagne en Suisse (mais ici, point de Dahu, il n’y a que des singes 😉 !). Puis il y a quelques passages difficiles, quelques troncs d’arbres sur le passage. Et, pour finir, ce sont plusieurs rochers à escalader qui sont sur le chemin (mais bon, pour ça ils ont été sympas, ils ont mis des barrières sur le côté…). Bref, on a souffert mais qu’est-ce qu’on a adoré ! Après environ une heure d’effort, nous distinguions enfin le sommet (enfin, le premier…) et, après l’avoir atteint, la plus belle des récompenses s’offrait à nous : une vue époustouflante à 360° sur toute l’île. C’est ici que nous avons rencontré Rebecca, notre premier compagnon de voyage, avant de nous attaquer, pour la forme, au vrai sommet de cette montagne, à moins de 10 minutes d’ici…
 

Ceci est le chemin...
Ceci est le chemin…

 

Cette ascension aura été l’un des moments forts de notre voyage jusqu’ici. Nous nous sommes découverts une passion pour la randonnée en nature et les paysages que l’on voit sur cette île sont juste magnifiques. Avec de bonnes chaussures, cette marche est réalisable par à peu près tout le monde – il suffit juste de transpirer un peu et de faire travailler ses jambes, mais la vue en vaut le prix ! Nous, on est des débutants et, bien que cette « ascension » paraisse ridicule comparée à certains treks, nous sommes fiers de l’avoir faite.
 

Infini luxuriant
Infini luxuriant

 

Pour rentrer en fin de journée, nous avons choisi de longer la route côtière à l’Ouest de l’île. D’autres paysages, un joli coucher de soleil et des routes moins praticables auront rythmé ce voyage retour.
Le coin touristique
 
La partie touristique de l’île, celle où se succèdent tous les hôtels, offre également quelques trucs sympas à faire. On peut tout d’abord y faire une petite promenade le long de la mer dans un petit parc aménagé à cet effet. Un énorme marché était installé au centre de la ville, face à l’embarcadère. Celui-ci est gratuit la journée mais, fait étonnant, payant une fois la nuit tombée… Le jour où nous sommes arrivés, une grande scène se  faisait construire juste à côté de l’embarcadère, et nous avons pu assister à des concerts de musique locale les deux soirs suivants.
 

Marché de Cat Ba
Marché de Cat Ba

 

Baies de Cat Ba, Ha Long et Monkey Island

La baie d’Ha Long est la principale attraction touristique du Viet Nam et la raison initiale de notre venue sur Cat Ba (tout comme l’énorme majorité des touristes qui y vont). Il est possible d’y réserver des excursions au départ de Hanoi mais les prix sont bien plus élevés qu’à Cat Ba. Pour notre part, nous étions à la recherche d’une bonne offre pour faire la visite sur deux jours en passant une nuit sur le bateau. Nos critères étaient les suivants : pas trop de personnes à bord (minimum 4, grand maximum 10) et une jonque traditionnelle en guise de bateau. On avait bien compris qu’il ne fallait surtout pas réserver dans une agence ou à l’hôtel, parfaits pièges à touristes, mais nous désespérions de ne voir que des offres approchant les 90-100$ par personne (avec notre budget de 20$ quotidiens ça passe pas trop !).
 
En revenant de notre expédition au parc national, un homme se trouvant à notre hôtel nous propose un voyage d’unve journée pour voir les baies de Cat Ba et Ha Long ainsi que Monkey Island. D’abord inintéressés, nous lui demandons tout de même son prix, par curiosité. 20$ par personne. Là il nous intéresse ! Il nous montre alors son petit classeur imagé et nous explique qu’on peut faire un tour en kayak dans la baie. On peut voir des photos de jonque traditionnelle ou de grottes creusée dans le karst. Ça a l’air sympa ! Dernière chose à vérifier, le nombre de touristes à bord. « Between 10 and 12 » me dit-il. Bon, ça va, on va faire preuve d’un peu de souplesse et on accepte son offre. Erreur. Ne JAMAIS réserver à l’hôtel, nous avait-on pourtant dit.
 
Le lendemain, un mini-bus vient nous chercher à l’hôtel. Fort de ses 10 places assises, nous nous disons que nous serons donc maximum 10 sur le bateau. C’était sans compter sur les vietnamiens qui, comme nous vous le racontions dans cet article, aiment bien bourrer leurs bus au-delà des capacités de ceux-ci. Nous serons finalement 13 dans le bus. On commence à avoir un peu peur mais bon, là le bus est plein à craquer, plus personne ne peut rentrer. Ouf 🙂
 
Notre soulagement ne sera que de courte durée. Arrivés au port, on nous indique le bateau sur lequel nous devons embarquer. Point de jonque. Un bon gros bateau à moteur, voilà ce qui nous attend. Et surtout un bateau à moteur sur lequel il y avait déjà des touristes avant notre arrivée ! Au final, nous serons 20 : 11 allemands, 3 hollandais, 2 coréens, 2 anglais et 2 suisses… une bien belle équipe de touristes ! Bon, la journée aura tout de même été réussie et les 20$ n’auront pas été gâchés, au contraire. Nous avons vu les baies, nous avons fait du kayak, nous avons passé dans une grotte et nous avons bien mangé à bord. Nous avons même risqué notre vie sur Monkey Island, lorsque notre capitaine nous a fait escalader des rochers pointus jusqu’au sommet de l’île sans nous prévenir alors que nous étions presque tous chaussés de tongs ! Certains ne sont pas montés, d’autres ont abandonnés. Avec le recul, nous aurions dû abandonner aussi car c’était vraiment dangereux. Il n’y avait aucune sécurité et le moindre faux pas pouvait entrainer une chute de plusieurs dizaines de mètres. Nous l’avons fait et ça en valait la peine, encore une fois à cause d’une vue splendide à la fin, mais c’était de la folie. Autre fait divers à relever : les singes de Monkey Island ont littéralement attaqué notre groupe (sans exagération !) probablement après avoir senti une banane dans le sac de l’un des hollandais. Je crois que la plupart des touristes de notre bateau ont passé un sale moment sur Monkey Island. Pour ma part, c’était la meilleure escale de la journée !
 
Image2
 
Mais à part pour cette dernière île, le reste du programme n’était pas authentique, trop formaté par le tourisme de masse. J’ai eu un léger pincement au cœur lorsque nous sommes passés à côté d’un petit bateau de pêcheurs, arrêté au pied d’un énorme rocher de 15-20m de haut duquel deux touristes venaient de sauter… Bordel ça aurait dû être nous !
 
Quand je pense que le jour d’avant j’ai été interpellé par un pêcheur du nom de Van, qui nous proposait une journée pour nous faire visiter la baie de Cat Ba et Monkey Island pour 20$ (négociable bien sûr !) et qui a même insisté pour que j’enregistre son numéro de téléphone… Je n’ai même pas considéré son offre car il ne pouvait pas se rendre à la baie d’Ha Long, trop loin pour son modeste bateau. Ce que je ne savais pas, c’est que les baies de Cat Ba et Ha Long sont strictement identiques en tout point de vue !
 

Ou manger à Cat Ba ?

De retour au port puis en ville, nous nous apprêtons à passer notre dernière soirée ici avant de retourner à Hanoi. Nous sommes de retour dans la zone hypertouristique et les restaurant se suivent au même rythme que les hôtels : l’un après les autres. Et tout comme les hôtels, ils offrent tous à peu près la même chose. Je pense que la meilleure manière de choisir son restaurant est de jeter un œil aux assiettes des clients qui y sont déjà attablés (enfin, faut quand même regarder le menu hein !). De manière générale nous avons bien mangé à Cat Ba, sans que ça ne soit exquis.
 
Cat Ba aura été l’une des bonnes surprises de ce début de voyage. Nous aurions adoré y rester plus que 3 jours et y faire d’autres marches, des treks de plusieurs jours à la découverte de l’île principale ou des îles environnantes. Nous reviendrons certainement dans la région si nos futurs voyages nous font repasser par le Viêt Nam.
 
A bientôt !
 

Culture locale n° 1 – Une expédition dans le bus vietnamien

Culture locale n° 1 – Une expédition dans le bus vietnamien

Notre première destination au Viêt Nam après Hanoi a été la petite île de Cat Ba, environ 150 km à l’est de la capitale.

Pour nous y rendre, nous avons dans un premier temps décidé de prendre un bus jusqu’à Haiphong, ville portuaire d’où partent les bateaux pour l’île. Cette solution est plus avantageuse autant au niveau du prix (70’000 VND par personne soit environ 3€), du temps de trajet (annoncé à 1h45 mais on y passe quand même plus de 2h) que de la fréquence des trajets (toutes les 15 minutes apparemment). De plus, en termes de confort, les sièges de ce bus n’ont rien à envier aux fauteuils que proposent les cars de voyages occidentaux.

 

L’autre solution consiste à prendre le train. Certes à peine plus cher, il met néanmoins plus longtemps (3h d’après le bureau de la gare) et fait le trajet seulement trois fois par jour.

 

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Train en gare à Hanoi

 

Les bus vietnamiens, toute une histoire

 

Prendre le bus au Viêt Nam est déjà une aventure en soi (bah ouais, sinon je n’écrirais pas cet article !). Nous l’avions déjà constaté pour nous rendre de l’aéroport à la ville de Hanoi, mais ce fut encore plus vrai pour le trajet Hanoi-Haiphong !

 

Arrivés à la gare routière Luong Yên au Sud du vieux quartier de Hanoi, nous nous dirigeons donc vers un bus sur lequel est écrit le nom de la ville que nous souhaitons rejoindre. Juste avant d’arriver aux portes du car, deux hommes nous interpellent et nous crient « Haiphong ?! » tout en nous faisant des signes en direction d’un autre bus qui, pourtant, était déjà en train de partir (avec la porte ouverte bien entendu !). Méfiant (et aussi parce qu’on s’est déjà fait rouler à peine quelques heures auparavant…), ma première question est de demander leur prix. J’ai l’impression – sûrement à tort – que l’un me propose 25’000 alors que le deuxième me dit 70’000. Premier réflexe maladroit de ma part, je leur sort un « No way ! To expensive ! » cinglant mais l’homme aux 70’000 insiste et me montre la pancarte sur le bus qui confirme ses dires. C’est seulement à ce moment là que je me suis souvenu qu’il s’agissait bien du prix que nous avions vu sur internet…

 

Bref, ni une, ni deux, nous voilà sautant avec nos énormes sacs sur le dos dans ce bus qui s’est à peine arrêté. L’avant du bus est bondé mais, par chance, nous répérons quelques places libres tout derrière. La banquette arrière est complètement vide et nous nous installons donc là, confortablement sur les 5 places de celle-ci. Mais moins de 5 minutes s’écoulent avant que l’ « assistant » du chauffeur (au Viêt Nam, le chauffeur est toujours accompagné d’un type chargé de faire payer les billets aux voyageurs une fois le bus parti) se dirige vers nous, nous fait signe de ne pas occuper toute la banquette et de nous coller l’un à l’autre. Le bus ayant encore quelques places inoccupées, nous ne comprenons pas trop mais nous nous exécutons sans essayer de poser de questions à ce type qui ne parle pas anglais (on n’est pas là pour chercher des embrouilles hein !). Fort heureusement, la dernière rangée est dotée d’un espace très conséquent au niveau des jambes, si bien que même avec les sacs entre les gambettes (et malgré mon mètre 93) nous sommes très bien installés.

 

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Ca passe large !

 

Jusque là, rien d’anormal… si ce n’est cette pile de petits tabourets entassés dans le couloir central du bus. À ce moment là nous ne savions pas encore que nous avions les meilleures places du bus, celles qui nous permettraient d’assister à un show qui fera de ce trajet le plus sympathique de ma vie (mis à part le fait que nous avons très vite eu droit aux incessants coups de klaxons rauques de notre bus. Mais nous nous y attendions un peu, et visiblement ce n’était pas suffisamment dérangeant pour empêcher Clémentine de piquer un bon petit somme bien mérité ;-).)

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Mais que diable peuvent bien faire ces tabourets ici ?!

 

Désolé pour la qualité ; j'ai dû rester discret !
Désolé pour la qualité ; j’ai dû rester discret !

 

51 places, 60 personnes assises ?

 

Quelques minutes plus tard, les 51 places assises que contiennent le bus sont toutes occupées. Vous connaissez le principe des bus Hop-on/hop-off ? Eh bien découvrez le au Viêt-nam ! Durant tout le trajet en ville de Hanoi, la porte avant du bus est ouverte et les gens peuvent littéralement sauter dedans sans que celui-ci ne s’arrête (mais rassurez-vous, il ralentit quand même !). Et c’est là que la pile de tabouret va remplir toute l’étendue de sa fonction : le bus est plein à craquer ? Pas de soucis, asseyez-vous donc sur l’un de ces tabourets hyper-confortables durant plus de deux heures de trajet ! Le principe marche à merveille, si bien que ce seront en tout 9 personnes qui seront assises à ras du sol – portant le total de passagers à 60 (oui je me suis fait ch*er à compter).

 

Une fois sortis de la ville, notre assistant du chauffeur est donc chargé de passer auprès de chaque passager et lui faire payer son ticket. Ce travail peut paraître simple, mais pas dans les conditions que vous voyez ci-dessous…

 

Je me demande encore comment il est parvenu jusqu’à nous…

 

Une petite faim ?…

 

Un peu plus tard, un passager à l’avant du bus se lève et crie quelque chose dans le bus. Un peu choqué et n’y comprenant rien, je suis également surpris lorsqu’une dame assise devant moi lève la main et fais de grands signes dans le genre « donne-moi ça !! ». Visiblement, il se trouve que l’homme à l’avant du bus possède un bout de sandwich, qu’il n’a plus faim et qu’il demande qui voudrait bien l’en débarrasser. Le couloir étant toujours bouché, nous assistons donc à un joli travail à la chaîne qui permettra à la dame de déguster son cadeau.

 

… Ou une petite soif ?

 

Je suis encore abasourdi par cet épisode, qu’une autre scène surréaliste va se dérouler sous nos yeux à peine quelques instants après. Nous longeons un petit marché lorsque le bus s’arrête soudainement. Le chauffeur se lève et crie quelque chose à l’assemblée. Plusieurs voix s’élèvent et je suis, encore une fois, complètement dépassé par les événements. Je suis étonné de voir qu’il se dirige vers une commerçante qui semble vendre de gros bidons qui se rapprochent des bidons d’huile à frire de 5l que l’on trouve par chez nous. Le chauffeur prend une de ces bouteilles, la ramène dans le bus et la fait parvenir, toujours par l’intermédiaire des gens assis dans le couloir, à l’un des passager. En retour, celui-ci fera transmettre de l’argent au chauffeur via le même moyen. En tout ce seront 3 passagers qui auront pu s’acheter des réserves de ce qui semble finalement être de l’eau. Du moins je l’espère pour eux…

 

L'un des acheteurs reçoit son eau et s'apprête à payer
L’un des acheteurs reçoit son eau et s’apprête à payer

 

Moi qui ai appris à l’école que le toyotisme n’a jamais su intégrer le travail à la chaîne dans son processus de production, j’ai l’impression que les vietnamiens sont, au contraire de leurs homologues japonais, très bons dans ce domaine !

 

Bon, mis à part ces événements nous avons également pu vérifier que la légende qui prétend que les vietnamiens ont un peu de mal avec les trajets en bus est totalement vraie. Presque chaque siège est pourvu d’un petit sac bleu qui n’est pas destiné à accueillir les aliments du supermarché – du moins pas avant un certain processus de digestion humain. Nous avons nous même vus/entendus que deux de ces sacs au moins ont rempli leur fonction (dont celui de la dame qui a hérité du sandwich).

 

Sinon, ce trajet de bus était également sympathique car nous y avons aperçu nos premières rizières.

 

A bientôt !
Rebecca l’expatriée

Rebecca l’expatriée

Pour inaugurer ce premier Weekly Guest du blog, nous avons choisi de vous parler de Rebecca, une canadienne de 28 ans qui s’est installée au Viêt Nam voilà une année.Nous l’avons croisée une première fois à l’entrée de la forêt primitive (c’est ainsi que les vietnamiens l’appellent) au centre du parc national de Cat Ba. À ce moment là nous venions à peine de débuter notre ascension vers le sommet de la montagne (si vous êtes habitué aux montagnes, comprenez plutôt « colline »…) qu’elle nous a dépassés à vive allure, marchant d’un pas sûr et rapide là où nous avancions plutôt timidement et sans savoir dans quoi nous nous lancions vraiment. 

Il s’agissait là de notre première marche du voyage (mais certainement une des plus éprouvante de notre vie !) et nous avons été étonnés de voir une jeune femme se lancer seule dans ce genre d’aventure. Respect à elle. Nous l’avons cependant très vite perdue de vue, tant son rythme était plus élevé que le notre.

 

Environ une heure plus tard, nous arrivâmes enfin à une petite construction en bois qui déterminait le « sommet » de notre ascension (la vraie cime se trouvait en réalité encore un peu plus haut) et c’est en y grimpant que nous l’avons trouvée, là, assise les jambes balançant dans le vide, à contempler la magnifique vue qui s’offrait à elle tout en sirotant une canette d’Export 333 (bon choix, il s’agit jusque là de la meilleure bière vietnamienne à mon goût !).

 

L’image était belle et je dois dire que nous avions tout d’abord un peu honte de perturber cette tranquillité avec laquelle elle semblait si complice… Les langues se sont pourtant très vite déliées, elle avec son anglais parfait et nous avec le notre, un tantinet moins bon.

 

Cette amoureuse de l’Asie a donc quitté son pays pour venir s’installer au Viêt Nam, tout d’abord quelques temps à Hanoi et dorénavant à Haiphong depuis 8 mois. Son travail de professeure d’anglais lui permet d’avoir un job dans c pays, alors même qu’elle ne connaissait rien à la langue en arrivant. Aujourd’hui, elle a déjà quelques notions, elle peut suivre une discussion mais le vietnamien est une langue bien trop compliquée pour lui permettre de la maîtriser en à peine une année.

 

Ayant déjà fait un voyage en Asie du Sud Est, et voyant les choses un peu comme nous (please not too much touristy !) elle a pu nous transmettre tout un tas de bons plans, que ce soit au Viêt Nam ou ailleurs.

 

Après cet agréable moment de discussion perché dans les arbres, nous décidâmes d’entreprendre la dernière et ultime ascension tout en la laissant finir sa boisson et en la remerciant chaleureusement pour tous les conseils si gentiment transmis.

 

Bonne suite Rebecca !