De Hoi An à Ho Chi Minh en passant par Nha Trang

De Hoi An à Ho Chi Minh en passant par Nha Trang

Avant-propos : prix et infos pratiques

 

Hôtels

A Hoi An :
Quynh Nhan Homestay : 330’000 VND (environ 14$) la chambre double avec clim’ et petit déjeuner

A Nha Trang :
Thanh Thanh Hotel : 16$ la chambre double avec clim’ avec balcon vue sur mer

A HCM :

Vinh Hotel : 367’000 VND (environ 16$) la chambre double avec clim’

 

Transports

Bus Phong Nha – Hoi an : 230’000 VND (environ 10$)

Bus Hoi An – Nha Trang : 360’000 VND (environ 16$)

Taxi de l’arrêt de bus de Nha Trang jusqu’au bord de mer : 72’000 VND (environ 3$)

Bus Nha Trang – HCM : 220’000 VND (environ 10$)

 

Activités

Chaise longue à Nha Trang : 30’000 VND (environ 1.30$)

Musée des vestiges de la guerre à HCM : 15’000 VND (environ 0.70$)

 

Après avoir un peu traîné dans le Nord (sans pour autant avoir fait tout ce que nous voulions !!), nous devrons nous contenter d’un petit passage express dans le Sud du Viêt Nam. Hoi An, Nha Trang et Ho Chi Minh en 7 jours top chrono, voilà ce qui vous attend dans cet article !

 

Comment se rendre à Hoi An ?

 

Pour rallier Hoi An depuis Phong Nha, nous avons, comme d’habitude, jeté notre dévolu sur un bus couchettes. Cette fois, tout va bien, aucun de nous n’est malade et nous sommes en droit d’espérer un voyage qui sera plus confortable que le précédent. Nous savions désormais à quoi ressemblaient ces bus et nous avions, pour ce trajet, planifié de prendre deux places bien spécifiques. Sur l’image ci-dessous, voyez à quoi ressemble, de manière générale, un bus couchette (en sachant que ce sont à chaque fois deux lits superposés) :

 

bus vietnam

 

Lors de notre précédent trajet, nous avions pu avoir les deux lits situés juste devant les toilettes, nécessaires pour combler mes nombreuses allées et venues dans celles-ci. Mais pour aller à Hoi An, nous voulions nous procurer deux des trois places du fond, ce qui nous permettrait, en plus de dormir côte à côte tels de vrais amoureux, de regarder nos séries préférées sur notre iPad :). De plus, il faut savoir que, selon les bus, les couchettes font entre 1m60 et 1m80 de long et il m’est donc impossible de tendre mes pauvres jambes (en comptant qu’il me reste à peine 1m40 puisque je ne peux pas utiliser les « box » pour y mettre mes pieds !). La couchette du fond qui donne sur le couloir paraît donc une excellente option pour pallier à ce problème puisqu’elle n’a pas de box, et donc pas d’espace restreint pour les pieds !

 

En revanche, nous n’avions pas du tout pensé que ces places sont également celles qui subissent le plus le mauvais état des routes et la sauvageté du conducteur… Croyez-le ou non, j’ai réussi à éjecter jusqu’au plafond du bus après un choc particulièrement violent ! Pas de ceintures, rien pour me retenir en cas de freinage brusque, voici ce qui rendit ce bus un peu inconfortable pour moi… Pour Clémentine, c’est plutôt l’absence pure et simple de toilettes qui la fera paniquer un peu au début de ce trajet de 9heures !

 

Bref, départ à 21h, arrivée à Da Nang, une grande ville au Nord de Hoi An, vers 5h du matin après un trajet qui ne nous aura finalement pas tant amoché que ça. Il faut ensuite prendre un bus local qui nous déposera à Hoi An environ 1h plus tard.

 

Pour ceux qui préfèrent l’avion, Hoi An ne possède pas son propre aéroport. Il faudra là aussi transiter par l’aéroport de Da Nang puis rejoindre Hoi An en bus ou en taxi.

 

Hoi An

 

Tout simplement notre ville préférée au Viêt Nam d’après ce que nous avons vu ! Les rues sont pleines de charme, le marché du matin reste très authentique car peu fréquenté des touristes, l’architecture des bâtiments est très sympa et il y a plein de choses à faire. De plus, notre arrivée à Hoi An coïncide avec le moment où nous avons pu ranger définitivement nos pulls et jeans au fond de nos sacs – nous ne repasserons plus sous les 25 degrés ensuite !

 

Où loger à Hoi An ?

 

Nous avons trouvé une petite guesthouse très sympathique, et pas chère du tout pour ce standing, à deux minutes à pied de l’arrêt du bus : le Quynh Nhan Homestay. Enfin une chambre spacieuse, propre, claire, fraîche, moderne… Nous étions aux anges ! Malheureusement nous ne pouvions y séjourner qu’une nuit, après quoi l’établissement était fully booked.

 

Chambre

 

Que faire à Hoi An ?

 

Arrivés vers 7h du matin, nous devrons cependant attendre quelques heures avant de prendre possession de notre chambre. Le temps de faire un petit tour dans la vieille ville, à 5-10 minutes à pied de là, en passant par le marché et quelques rues pleines de boutiques de vêtements sur mesure. C’est d’ailleurs pour ce dernier élément que Hoi An est connue mondialement : on peut se faire faire un costume, une robe, un manteau et plein d’autres choses sur mesure et à tout petit prix tout en choisissant le moindre détail de confection ! Bon, malgré les prix vraiment minuscules on a su rester sages et ne pas exploser notre budget cette fois-ci… Même si nous aurons finalement fait bien pire en Thaïlande par la suite 🙁

 

Le spectacle qu’offre le marché qui se trouve au centre ville et qui a lieu tous les matins est assez exceptionnel pour tout occidental qui n’est pas habitué à ce type d’événement. C’est honnêtement un vrai bordel, il y a des gens partout, des scooters qui essaient de se faufiler dans la foule, les produits exposés semblent ne respecter aucune règle d’hygiène (du moins pour ce à quoi nous sommes habitués !), des poules encore vivantes et, juste à côté, certaines de leurs congénères juste égorgées puis, trois exposants plus loin, des poulets rôtis, des légumes lavés par terre… C’est assez effarant mais réellement génial de se retrouver immergé de la sorte dans le quotidien de cette population. Bon, nous en avons vu d’autres (et pires !) depuis, mais ce marché fût notre premier et il nous aura vraiment marqué !

 

Marcher

 

Après avoir récupéré les clefs de notre si belle chambre et Clémentine décidée à se reposer un peu pour récupérer de sa nuit tumultueuse dans le bus, je suis parti seul à vélo (location de bicyclette gratuite à l’hôtel !) en direction de la mer à quelque 5km de là. C’est une ballade très agréable, toute plate et qui prend une petite vingtaine de minutes en roulant tranquillement. Cela dit, la route n’est pas du tout ombragée et le soleil peut vite taper fort – bien penser à la crème solaire avant le départ (ça me fait penser qu’au moment où j’écris ces lignes je me tape ce qui se trouve sans aucun doute sur le podium des pires coups de soleil de ma vie !)

 

Il existe à Hoi An (enfin juste à côté) des petits « villages » comme le Vegetable Village, le Silk Village ou le Carpentry Village qui, comme leurs noms l’indiquent, ont chacun leur spécialité. Sans le savoir avant de partir en vélo, le Vegetable Village se trouve en fait (presque) sur la route qui part de Hoi An pour rejoindre la mer au Nord. Il est en fait situé sur une petite île par laquelle passe la route vers la plage. Armé de mon application Google Maps, c’est un peu par hasard si j’ai détecté ce village et que j’ai décidé d’y faire une petite halte. On peut y voir toute une flopée de gens qui travaillent sous un soleil de plomb, tous coiffés d’un traditionnel Nón lá (vous savez, ce fameux chapeau-parasol à la forme conique) dans ce qui ressemble un peu aux jardins communaux que nous retrouvons par chez nous – du moins en Suisse. Le décor est assez saisissant et dépaysant car il n’y a tout simplement pas le moindre touriste ici, dans cet endroit situé à peine 50m à l’est de la route qui achemine tous les touristes à la plage !

 

Villages

 

Et si on va encore un peu plus loin et qu’on sort de cet espace de travail, on se retrouve dans de fines allées qui bordent les nombreuses maisons familiales de ce village. On peut également voir une grande quantité de « bassins » qui servent surtout, d’après ce que j’ai vu, à rafraîchir les énormes bœufs que les vietnamiens utilisent pour le travail dans les champs. Je n’aurai rebroussé chemin qu’après m’être fait aboyer et courser par des chiens qui étaient, fort heureusement, bloqués derrière les barrières des maisons – ouf !

 

Maisons

 

Si l’on traverse la route et qu’on visite le côté ouest de celle-ci, on se retrouve plongé dans la nature avec toutefois des traces humaines tels que les bassins aménagés de différents dispositifs de pêche ou encore de turbines à électricité (sauf erreur !). On peut aussi apercevoir quelques pêcheurs à la ligne en pleine action, de petites rizières ou tout simplement des villageois dans les train-train quotidien. Une petite visite qui vaut largement le détour !

 

Pêcheurs

 

Plus loin, la plage. On doit avouer que voir cette étendue de sable et d’eau déjà au début du mois d’avril (oui oui, cet article a près d’un mois de retard… pas taper svp  🙁 !) avec un temps pareil c’est chouette ! Attention tout de même aux arnaques car le parking est payant et les différents « garde-vélos » tenteront toujours de vous escroquer. 10-15’000 VND, voilà jusqu’où il est possible de négocier je pense.

 

L’endroit en lui-même est, comme beaucoup de plages, un réel gouffre à touristes. On a l’impression qu’ils se sont tous donnés rendez-vous ici car on n’en croise pas tant que ça dans la ville (sauf aux monuments les plus connus). Mais l’endroit reste très charmant, la plage étant bordée tout du long par de petits restaurants ou bars à l’allure très sympathique pour la plupart. Prenez-y un verre pour profiter de la musique, du frais à l’abri du soleil et de la vue sur la mer, mais évitez d’y manger car les prix sont globalement plus chers qu’en ville.

 

Resto

 

Au final, nous aurions bien aimé rester plus longtemps à Hoi An, partir à la découverte des autres villages, faire du snorkeling dans un des spots environnants, faire un tour en bateau sur les îles à proximité ou simplement flâner puis déguster un bon repas dans les charmants faubourgs de l’ancienne cité. Nous aurions pu faire tout ça, mais un seul élément nous en a découragé : la nécessité de quitter cette si belle chambre pour partir, une fois encore, à la recherche d’un autre hôtel qui nous convienne. Cette tâche aurait été d’autant plus difficile cette fois car nous aurions été déçus par n’importe quelle chambre qui ne nous apporterait pas la même satisfaction que la précédente. Ça peut paraître bizarre comme raison, mais le fait est que nous aspirions à enfin nous poser dans un même hôtel pour une durée supérieure à 2 ou 3 jours. Nous avons donc quitté Hoi An, un peu à contrecœur, et sommes montés dans un nouveau bus de nuit. Direction : Nha Trang.

 

Séjour larvesque dans l’eldorado soviétique

 

Eh bien, chers lecteurs, la légende dit vrai : Nha Trang est effectivement une destination prisée par les compatriotes de ce cher Depardieu. On la surnomme d’ailleurs la Côte d’Azur russe… A tel point qu’ici, certaines enseignes sont écrites en russe avant même le vietnamien. Ça nous a un peu fait penser à Ballermann, le côté de l’île de Majorque où l’on se croirait en Allemagne, là où Currywurst König et Bier König sont… rois. Nous n’avons pas trouvé les équivalents russes de ces exportations à Nha Trang mais nul doute que cela existe quelque part !

 

Ne le cachons pas, Nha Trang ne nous aura pas fait une très bonne impression. C’est bien situé, la mer et la plage y sont belles tout comme le lever du soleil, mais outre cela… Tout est fait pour les touristes, les prix sont gonflés à bloc et l’on n’y mange pas aussi bien qu’ailleurs. Alors certes, l’on n’y trouve très certainement des petits restaurants excellents et moins chers si l’on s’aventure derrière les grands hôtels qui bordent le front de mer, plus au centre de la ville où il y a sûrement encore des vestiges d’authenticité. Sauf que justement, nous ne logions pas dans un de ces grands et luxueux hôtels. Il y a une bonne quantité d’hôtels moins chers et toujours face à la mer quelques kilomètres au Sud, proche de l’aéroport. On peut donc avoir la vue sur la mer et payer sa chambre moins de 15$ mais cela implique d’être relativement loin de la ville. C’est le choix que nous avons fait, et peut-être que ce n’était pas le bon.

 

Malgré tout ce que je viens de dire, nous sommes tout de même restés 4 jours à Nha Trang. Nous n’avions pas le temps de descendre plus au Sud en direction de Mui Ne mais voulions tout de même profiter de quelques jours de repos au bord de la mer. Nha Trang semblait être la meilleure option pour concilier nos restrictions, et ça nous a quand même fait du bien ! Je crois que le mois d’avril correspond au début de la haute saison dans cette région et pourtant il n’y avait vraiment pas grand monde. Nous n’étions de loin pas seuls bien sûr, mais suffisamment tranquilles pour profiter de quelques instants de farniente bien mérités. Ainsi, une fois n’est pas coutume, nous n’aurons strictement rien fait dans cette ville. Rien, si ce n’est prendre en photo le lever de celui qui infligea à Clémentine son premier coup de soleil.

 

Levé de soleil

 

Suite à ces quelques jours durant lesquels nous n’avons étonnamment pas appris le moindre mot russe, nous nous sommes rendus, à l’aide d’un bus de nuit, pour changer, vers notre dernière destination au Viêt Nam : Ho Chi Minh Ville.

 

Ho Chi Minh Ville (Saigon)

 

Avec ses quelques 12 millions d’habitants, Ho Chi Minh City est la ville la plus peuplée du Viêt Nam, devant Hanoï. Autrefois nommée Saïgon, nom du fleuve qui la traverse, elle a été renommée en 1975 en l’honneur du président Ho Chi Minh, cet homme qui semble être vénéré comme un demi-dieu un peu partout au Viêt Nam.

 

C’est une ville que nous aurons globalement préféré à Hanoï. Certes les scooters y sont tout aussi nombreux mais la ville parait mieux construite, mieux entretenue, plus sécurisée, moins bordélique… Nous aurons notamment apprécié certains édifices (comme par exemple une très jolie « fontaine », point de rencontre pour de nombreux jeunes), les parcs, le quartier moderne et son gratte-ciel local…

 

Edifices

 

Pourtant, notre avis n’est peut-être pas très objectif car nous n’avons passé que trop peu de temps dans cette ville pour en avoir une idée précise : même pas deux jours. A peine le temps pour nous de visiter l’excellent (mais non moins triste) musée des vestiges de la guerre (âmes sensibles, attendez vous à quelques photos choquantes…) et de se pavaner un peu autour du quartier touristique (le District 1) et hop, nous voilà déjà partis en direction du 2ème pays de notre voyage : le Cambodge !

 

Musée

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