Notre arrivée et notre séjour à Hanoï

Notre arrivée et notre séjour à Hanoï

Avant-propos : prix et infos pratiques

 

Hôtels

Rising Dragon Hotel : 26$

Hoan Kiem Downtown Backpackers Hostel : 250’000 dongs (12$)

 

Transports

Bus n° 7 jusqu’au dernier arrêt : 8’000 dongs

Bus n° 9 jusqu’au centre : 7’000 dongs

Bus (se renseigner par rapport au numéro ou le montrer au chauffeur sur une carte et il dira s’il passe par là ou pas) jusqu’au musée d’ethnographie : 7’000 dongs

Bus jusqu’à Haiphong : 70’000 dongs

Bus jusqu’à Phong Nha : 400’000 dongs

 

Activités

Musée des Femmes du Vietnam : 30’000 dongs

Musée d’ethnographie : 40’000 dongs

 

Ahhh, Hanoï… La capitale vietnamienne aura été la première destination de notre voyage et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne nous aura pas laissés indifférents !

 

Notre séjour s’est déroulé en deux parties. La première avant de se rendre sur l’île de Cat Ba et la deuxième en revenant, dans le but de partir pour le centre du pays. Nous y avons séjourné pendant deux nuits et trois jours.

 

Premier jour

 

Notre première nuit au Viêt Nam nous a gentiment été offerte par la maman de Sacha au Rising Dragon Villa Hotel, un hôtel très sympathique dans le vieux quartier. Bémol : le prix 26$. c’est effectivement trop pour le budget quotidien que nous avons prévu. Mais le personnel, la chambre et même le petit déjeuner (inclus) y étaient top. C’est un hôtel que nous recommandons à tout voyageur qui a les moyens de s’offrir des nuits à 20$ et plus.

 

Le Mausolée d’Ho Chi Minh

 

L’endroit est plutôt sympa et est entouré de jolis jardins très bien entretenus (on a d’ailleurs pu remarquer par la suite que les vietnamiens entretiennent toujours très bien leurs parcs !). Apparemment, le Mausolée contient le corps de Ho Chi Minh exposé au grand public mais n’est accessible qu’entre 8 et 11h du matin. Etant arrivé sur place vers 12h et ne pensant pas que ce soit indispensable de voir Monsieur Ho Chi Minh en personne, on ne fera que passer par là.

 

Mausolée

 

La Pagode du pilier unique

 

Petite leçon d’histoire :

 

Aussi appelée la pagode Môt Côt, la pagode du pilier unique a été construite au 13e siècle. Elle faisait partie d’un ensemble de pagodes dont elle était la plus grande et son pilier était en bois de teck. Détruite par les Français au 20e siècle, elle a été reconstruite par le nouveau gouvernement vietnamien, d’où le fait que son pilier est désormais en béton.

 

On a trouvé que c’était plutôt joli et il y avait peu de monde, contrairement à ce qu’on aurait pu croire.

 

Pagode

 

Le musée d’Ho Chi Minh

 

Il se trouve juste après la pagode et le Mausolée. On ne l’aura pas non plus visité car notre mauvais timing nous aura suivi jusqu’ici, lors de la pause de midi. Le temps de manger une banane et hop on est reparti.

 

Bananes

 

Warning !

 

On a vu sur Google Maps que le musée, la pagode du pilier unique et le Mausolée se situaient dans ce qui ressemble à un parc. On décide donc de le traverser pour remonter jusqu’à un lac où se trouve la plus grande pagode de Hanoï. Mmmh, vous avez dit « parc » ? Pas vraiment… Plutôt des jardins délimités par des panneaux où il est écrit « No entry » et presque partout gardés par des militaires postés là. Bon… Peine perdue, on se résigne à longer les barrières de ce parc ainsi que les routes en direction de ce fameux lac.

 

 

Parc

 

 

Le lac de l’ouest et la plus grande pagode de Hanoï

 

Pas grand-chose à dire à part que c’est plutôt un coin tranquille où il y avait peu de monde (contrairement à l’autre lac dont on parle plus bas) et très peu de choses à faire à part voir cette pagode.

 

La plus grande pagode

 

Le spectacle des marionnettes sur l’eau

 

Show très connu à Hanoï, il met en scène des situations de la vie des vietnamiens avec de la musique et tout ça sur l’eau.

 

Puppet show

 

Notre premier séjour à Hanoï se terminera ici. On va faire une petite escale sur l’île de Cat Ba avant de revenir dans la capitale.

 

Deuxième jour

 

Pour notre deuxième nuit, nous avons jeté notre dévolu sur le Hoan Kiem Downtown Backpackers Hostel qui, malgré les très mauvais avis que je viens de lire sur TripAdvisor, nous aura amplement satisfait. Se trouvant dans le vieux quartier et tout proche du lac Hoan Kiem, cet établissement jouît d’une situation idéale. Une chambre spacieuse et un personnel aimable et serviable (même si on a cru entendre à plusieurs reprises des petits bruits de pas sur le toit qui ressemblait farouchement à de petits rongeurs…). Le petit-déjeuner était inclus et préparé dehors, juste en dessous des toits au dernier étage avec deux choix possibles ; baguette et omelette ou baguette et œufs brouillés (perso, on a vu aucune différence entre les deux).

 

Le lac Hoan Kiem

 

Petite leçon d’histoire :

 

La légende raconte que lors de la lutte contre les chinois, un pêcheur aurait repêché une épée dans le lac. Après avoir chassé les chinois pendant 10 ans, il traversa le lac et une tortue lui aurait demandé l’épée au nom du Roi-Dragon, un ancêtre mythique du peuple Viêt. Il pensa alors que celle-ci aurait été envoyée du ciel pour chasser les chinois du pays. Ceci explique le nom de ce lac et le fait qu’une île appelée « l’ilôt de la tortue » se trouve en son centre. 

 

On doit dire qu’on a particulièrement apprécié se balader autour de ce joli petit lac ainsi que dans les jardins et parcs magnifiquement bien entretenus qui l’entourent.

 

Lac Hoan Kiem

 

Il est possible d’aller sur une petite île reliée avec un pont, que vous avez certainement déjà vu, pour voir le temple Ngoc Son. Ayant encore quelques trucs à faire, on s’est contenté de voir le pont.

 

Pont

 

Le musée des Femmes du Vietnam

 

Ce musée retrace la vie des femmes Viêt. Il parle de la guerre, de la mode, des traditions, de la naissance etc. La première chose qui m’a frappé est que chaque texte, il y en avait d’ailleurs beaucoup, étaient rédigés en Vietnamien, en anglais… et en français ! J’avais moyennement envie de tout lire au début. Quand je me suis retrouvée au dernier étage qui parlait des femmes durant la guerre, j’ai vite regretté… J’ai commencé la visite puis je me suis arrêtée sur quelques panneaux. Chaque panneau parlait de l’histoire d’une femme. J’ai commencé à tous les lire et ai dû retourner en arrière pour lire les premiers… Ils m’ont complètement captivés bien qu’ils soient tristes. Ces femmes ont fait énormément durant la guerre. Elles créaient des groupes, presque des armées et combattaient tout comme les hommes faisaient. Ces femmes devenaient chefs, généraux où étaient à la tête de groupes de pressions et souvent, elles n’avaient même pas 20 ans…

 

Musée femmes

 

Le musée d’éthographie

 

Pas très facile d’accès car plutôt excentré, ce musée est bien différent des musées que l’on connait. Pourquoi ? Car il y a, bien sûr, une partie interne à un bâtiment mais il y a aussi, à l’extérieur, toute une balade à faire entre les anciennes maisons et lieux reconstitués. Je n’ai pas lu tous les panneaux et textes, sachant que Sacha, qui dormait à l’entrée du musée, n’était vraiment pas bien et que tout ce qu’il attendait c’était de prendre une douche et de dormir… Mais je me suis baladée entre ces fameuses maisons et j’ai trouvé ça super et très intéressant.

 

Musée ethograhique

 

Nous continuerons notre route pour Phong Nha et ses caves dans notre premier bus de nuit. Sacha s’en rappellera toute sa vie vu qu’il n’était vraiment mais vraiment pas au top de sa forme…

 

Ce que nous avons apprécié

 

• Les rues principales du Vieux Quartier, pleines d’animation, de boutiques et de restaurants à n’en pas finir.

 

• Se balader paisiblement autour du lac de Hoan Kiem, dans ses petits parcs et jardins magnifiquement aménagés. On a presque pas l’impression de se retrouver en pleins milieu d’une cacophonie incessante de klaxons et de milliers de scooters (j’ai bien dit presque car il suffit de tourner la tête pour revenir à la dure réalité…).

 

• La sécurité que l’on a pu ressentir du fait qu’il y a toujours du monde un peu partout, à toute heure de la journée (du moins, dans le Vieux Quartier).

 

• De manière générale, l’altruisme des gens qui nous ont renseignés, que ce soit le personnel des hôtels ou les personnes dans la rue. (Vous verrez ci-dessous qu’il y a malheureusement toujours des exceptions…) Par exemple, lorsque nous sommes enfin arrivés à l’aéroport de Hanoï, nous avons dû prendre un bus étant donné qu’il est très loin du centre. Arrivé au dernier arrêt, nous sommes sortis de celui-ci afin d’attendre le prochain que nous pourrions prendre pour le Vieux Quartier. C’est là qu’une jeune fille (peut être de notre âge mais nous paraissait plus jeune que nous) est spontanément venue vers nous afin de nous demander si elle pouvait nous appeler un taxi. Déclinant gentiment sa proposition en lui disant que nous voulons prendre un bus, elle nous a précisé lequel il fallait prendre et à quel arrêt il fallait sortir (nous n’avions malheureusement pas bien compris celui-ci étant en vietnamien mais ne voulions pas lui demander de nous le répéter une quatrième fois…).

 

• Les deux seuls musées que l’on a pu visiter, le musée d’ethnographie et le musée des femmes vietnamiennes, dont on parle plus haut (même si Sacha, malade, a surtout visité leurs toilettes et leurs bancs pour dormir…). Ils sont tous les deux très bien faits et très intéressants. Tous les textes ou descriptions d’objets sont rédigés en vietnamien, en anglais et en français (plutôt pratique !).

 

• Traverser les routes comme des kamikazes. Il faut savoir qu’ici, personne ne s’arrêtera pour vous laisser traverser la route (nous pensons d’ailleurs que les passages piétons servent uniquement à décorer…). On vous explique le concept. Quand vous voulez traverser une route, peu importe la largeur, c’est très simple. Il vous suffit de vous lancer dans le trafic et laisser les quelques centaines de scooter choisir si vous arriverez à bon port!

 

Ce que nous n’avons pas apprécié

 

• Les klaxons. Ils attisent la curiosité au début mais deviennent très vite pénibles.

 

• Que la définition du mot « trottoir » passe de : « Un trottoir est un espace réservé aux piétons de chaque côté des rues ; un caniveau et une bordure assurant la limite avec la partie vouée à la circulation des véhicules à moteur. » d’après Wikipédia, à : « Parking pour scooter ». Pour Sacha, c’est un élément qui fait partie du charme d’Hanoï.

 

• Les tentatives de soutirer de l’argent aux étrangers par des moyens plus que douteux. Nous ne parlons pas ici de la tradition du marchandage, que nous trouvons sympathique et que nous pratiquons volontiers (sauf pour cette vendeuse de fruits qui voulait nous refiler 3 bananes pour 200’000 dongs – soit presque 10$ !). Nous faisons plutôt référence à ce type qui vient soit disant de la Croix Rouge, qui nous a fait tout un speech plein de bonne humeur et soumis un questionnaire sur le tourisme à Hanoi, qui s’est appliqué à dire quelques mots en allemand lorsqu’il a appris que nous venions de Suisse, tout ceci avec un énorme sourire du début à la fin. Lorsqu’il nous a tendu son petit livre rempli de signatures, nous avons enfin compris, en voyant des montants de toutes sortes à côté de signatures récoltées auparavant, qu’il recherchait uniquement de l’argent. Un peu agacés, nous lui avons tout de même laissé l’équivalent de 2$. Cette somme lui paraissait si misérable que le sourire s’est instantanément effacé de son visage ; il a repris ses affaires, s’est tourné et s’en est allé sans le moindre mot. Un peu dommage !

 

• Le show des marionnettes sur l’eau, très populaire à Hanoï expliqué ci-dessus. Ce n’est pas le spectacle en lui-même qui nous a déplu (même si les scènes sont un peu répétitives) mais le fait que tous les dialogues et explications ne soient qu’en vietnamien alors même que la plupart des spectateurs ne soient pas d’ici. On ne demande qu’à apprendre davantage sur la vie de ce pays. Malheureusement, nous n’en avons pas eu la chance durant ce show.

 

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