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Vietnam, le bilan

Vietnam, le bilan

Après avoir passé 17 jours au Vietnam, la première destination de notre périple, il est temps de vous faire un petit compte rendu global de notre ressenti ainsi que ce que ça nous a coûté exactement.

 

La toute première chose qu’on peut dire, c’est que 17 jours, c’est clairement pas assez. On a juste le temps de commencer à s’habituer à dire « bonjour », « aurevoir » et « merci » que nous voilà déjà ailleurs avec une autre langue. Malgré cela, on a adoré en découvrir plus sur ce pays qui est si différent du nôtre. Car ceci a été notre premier ressenti. « Mon dieu c’est quoi ce pays ?! ». Mettez-vous à notre place ! On a pris l’avion au froid et on s’est fait amener en voiture par un de nos amis à la gare pour prendre le train en direction de l’aéroport. Et là, on se retrouve au chaud avec une pluie tropicale, dans un bus bondé de chez bondé et on nous pose à un endroit où il faut traverser « comme tu peux » alors qu’il y a des centaines de scooters… Dépaysement assuré ! Heureusement, on avait notre petit hôtel gentiment pré réservé par la maman de Sacha qui ressemblait au genre d’endroits où on avait l’habitude d’aller. (merci encore !)

 

Notre deuxième ressenti a été quand on a tiré du bancomat… 1,5 millions de dongs. WOAW ON EST MILLIONAIRE !!!!! (C’est quand tu te rends compte que ça correspond à 60 euros que tu stoppes illico de rêver en tant que nouveau riche…)

 

Bref, première arrivée plutôt frappante…

 

La question cruciale ; Quelle est la destination qu’on a le plus aimé au Vietnam ? Dur de n’en dire qu’une mais dans ce cas on dirait l’île de Cat Ba. Bien que la ville en elle-même soit trop touristique en raison de la baie d’Ha Long, l’île est juste incroyable. Il suffit de louer un scooter pour 4$ la journée, rouler pendant à peine 10 minutes et on se retrouve dans la jungle, sans personne, à écouter la douce mélodie des chants des oiseaux ainsi que les doux cris des singes. Cette sensation est indescriptible et était complétement inédite pour nous deux. La seule chose que j’avais en tête à ce moment-là c’était « je veux voir des siiiiiiiiinges !! » Il m’a suffi d’attendre 2-3 jours et mon vœu c’est exaucé sur « monkey island » (encore heureux vous allez me dire…). On a qu’une envie, y retourner et continuer à découvrir cette île ainsi que ces environs !

 

pour Bilan

 

Il y a bien sûr beaucoup d’autres choses que l’on a aimées. La jolie ville de Hoi an ou encore les grottes de Phong Nha, par exemple. On a essayé de chercher des coins pas ou peu touristiques. Peine perdue, impossible. On regrette de ne pas être nés plus tôt et de ne pas avoir fait ce voyage il y a 10 ou 20 ans, quand le tourisme débutait à peine dans ce pays.

 

 

Des chiffres et des lettres

 

Mais combien nous a coûté notre voyage au Vietnam ?!

 

Au total, nous avons dépensé 699.20 CHF pour 17 jours, répartis de cette manière :

 

Vietnam bilan

Ce qui correspond à environ 20,50 CHF par personne par jour.  Il est donc possible de vivre avec 20 CHF/euros par jour !

 

 

Quelques statistiques :

 

Nombre de scooters loués : 3

Nombre d’hôtels différents : 9

Chambre la moins chère : 6$

Chambre la plus chère : 20$

Resto le moins cher : 7$

Repas le plus cher : 16$

Nombre de trajets en bus : 8 (Dont 5 de nuit)

Bière la moins chère : 10 centimes

Nombre de transports différents : 5 (Scooter, taxi, bus, bateau et vélo)

Nombre d’arnaques : 3

Nombre de jours malades : 2 jours (1 chacun)

Nombre de jours de pluie : 2

 

 

Dans des conditions idéales (plus de temps et plus d’argent) nous…

 

Serions allés dans la région de Sapa dans le nord du Vietnam, ou encore à la frontière chinoise, afin de voir les (paraît-il) magnifiques rizières et pourquoi pas faire de jolies marches.

 

Aurions opté pour Mui Né à la place de Nha Trang. Comme expliqué dans cet article, Nha Trang est une station balnéaire plus russe que vietnamienne contrairement à Mui Né qui est, pour le moment, encore authentique.

 

Serions resté plus longtemps sur la jolie petite île de Cat Ba et à Hoi An. Ces deux endroits nous ont énormément plu. A Cat Ba, nous aurions certainement fait plus de tours en scooter aux alentours et juste profité de ce petit endroit de paradis. A Hoi An, nous aurions sûrement décidé de nous faire confectionner quelques vêtements sur-mesure pour un prix incroyablement bas, ce qui demande au moins 2 jours, ainsi que profité de parcourir un peu plus la ville.

 

Aurions aimé aller voir le fameux Delta du Mékong. Au début, c’était plus ou moins prévu dans le programme. Mais, au fur et à mesure du voyage, voyant à quel point le temps nous manquerait, on a dû y renoncer bien malheureusement…

 

 

Ce que l’on a particulièrement aimé

 

Les gens. Vous n’imaginez même pas le nombre de sourires spontanés qu’on a eu le plaisir de voir. Et encore moins le nombre de « Hellooooooooo » d’enfants qui nous croisaient/voyaient. Bien entendu, la spontanéité n’est pas la même dans les grandes villes ou coins très touristiques. Serait-ce à cause du côtoiement des touristes ?

 

Les paysages. Tous plus beaux les uns que les autres. Rizières, plages, baies, îles, villages pittoresques, grottes, rivière, forêts, dunes de sables, montagnes… Il y en a vraiment pour tous les goûts !

 

La nourriture. Variées et très goûteuses. Sacha ne pouvait se passer des « Fried rice » ! Sachez que contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’est pas très épicée, à l’opposé de la Malaisie ou de l’Indonésie où ils n’hésitent pas à ajouter quelques chilis… !

 

Les prix. On va pas se mentir… Payer une chambre 5$, c’est plutôt rare et notre budget nous remercie ! On mange très bien pour moins de 10$ pour 2 personnes, avec boissons. On ne vous parle même pas des entrées des musées… Ils varient entre 70 centimes à 90 centimes l’entrée (pour ceux que l’on a fait).

 

 

Ce qu’on a moins aimé

 

Les prix gonflés à bloc pour les touristes. Le fait qu’un T-shirt dans un magasin puisse coûter le double dans un autre et qu’au final il ne coûte réellement qu’un quart du prix. Dès que vous êtes touristes, ils vont vous donner un prix beaucoup trop haut. Bah oui, s’ils peuvent se faire 250% de marge, ils vont essayer ! Ce que l’on ne savait pas c’est que ça serait pareil partout ailleurs en Asie… Alors n’hésitez pas à marchander, marchander et encore marchander et à donner des prix ridiculement bas. Vous verrez vite où est leur limite. N’hésitez-pas non plus à demander le prix à d’autres vendeurs pour le même article, vous trouverez sûrement un endroit où vous l’aurez le moins cher possible !

 

Les chiens errants. Ce doit être la chose avec laquelle j’ai eu le plus de mal. Je ne comprends pas que l’humain puisse délaisser comme ça à la rue un être vivant sans défense qui n’a pas de quoi se débrouiller seul. Pourquoi tous ces chiens sans maitres ? C’est en remarquant les tétines (très) pendantes des femelles et les trucs (très) pendants des mâles que j’ai compris. Ils ne sont ni stérilisés, ni castrés. Tu m’étonnes alors qu’il y ait des chiens à chaque coin de rue, dont 1 sur 5 qui boite, 1 sur 2 qui est blessé et 1 sur 1 qui est maigre… Ce qui m’a vraiment donné un gros coup est quand j’ai vu, un soir en se baladant, un pauvre chien courir sur la route, boitant, qui au final s’avérait être en train de fuir d’autres chiens apparemment en meilleure forme que lui… J’ai vraiment dû me retenir de fondre en larme. J’aime énormément les animaux et je ne comprends pas qu’on puisse les laisser comme ça. J’avais juste envie de le prendre avec moi et de le soigner… J’aurais vraiment aimé pouvoir, vraiment. Et ça, c’est partout en Asie (à part dans les grandes villes telles que Kuala Lumpur, Bangkok ou encore Singapour), à mon plus grand désarroi.

 

Les chauffeurs de bus de nuit. Ils n’ont aucun souci à faire du rallye avec leur bus, les nettoyer à 2h du mat, mettre leur musique à fond ou encore rire le plus fort possible. On est tombé sur certains « moins » comme ça… Mais ne vous attendez pas à une bonne nuit de 10h de sommeil. Le plus long a dû être au grand maximum de 3h pour ma part ! Ne pensez pas non plus que vous aurez de bons lits bien confortables. Vous faites plus d’1.70 mètres ? Un conseil, préparez vos jambes à ne pas pouvoir s’étendre. Ça reste malgré tout le moyen le moins cher pour traverser le Vietnam et, finalement, c’est une expérience marrante à raconter !

 

 

Ça a été 17 jours incroyables et vraiment dépaysants. On a qu’une envie, y revenir pour voir d’autres endroits car le Vietnam a encore beaucoup à offrir !

 

 

Haiphong, Cat Bâ et la baie d’Ha Long

Haiphong, Cat Bâ et la baie d’Ha Long

Avant-propos : prix et infos pratiques

 

Hôtels (chambres double)

à Cat Ba – Nam Phuong Hotel : 6$

 

Transports

Bus Hanoi – Haiphong : 70’000VND (environ 3$)

Bateau Haiphong – Cat Ba : 150’000 VND (environ 7$)

Possibilité de prendre un billet « combiné » Hanoi-Haiphong-Cat Ba pour 200’000 VND, soit 1$ d’économies

Location de scooter à Cat Ba : 4$ pour la journée + plein d’essence à 3$

 

Activités

Tour touristique de 1 jour baies d’Ha Long + Lan Ha + Monkey Island, repas compris (midi) : 20$

Bateau pêcheur pour la baie de Lan Ha + Monkey Island : 15-20$ – selon vos compétences de négociateur 😉

Croisière sur 2 jours, repas compris : environ 90$

Entrée au parc national : gratuite

 

Un court séjour à Haiphong

Dans un précédent article, nous vous racontions notre périple en bus pour rejoindre Haiphong, intermédiaire nécessaire pour rallier l’île de Cat Ba depuis Hanoi. Nous voulions visiter la capitale durant la journée avant de nous diriger vers l’île, raison pour laquelle nous n’avons pris un bus pour Haiphong qu’en fin d’après-midi.
 
Nous avions comme plan de trouver un petit hôtel pas cher en ville et d’y séjourner une nuit avant de prendre le bateau dès le lendemain matin. Mais ce que nous n’avions pas prévus c’est que le terminus du bus ne se trouvait pas du tout au centre-ville de Haiphong. Première erreur.
Nous pensions que la ville, forcément développée touristiquement car – je me répète – seul moyen de rejoindre Cat Ba, nous offrirait un large panel d’hôtels un peu partout. Deuxième erreur.
En raison de ce dernier élément, précisons encore que nous n’avons même pas pris la peine de regarder les hôtels sur Internet (d’habitude on se renseigne toujours avant d’arriver en ville) et, pire, nous n’avons pas non plus téléchargé les cartes de la ville sur notre application GoogleMaps. Jamais deux sans trois, comme on dit… Troisième erreur donc.
 
Les erreurs de débutant comme celles-ci font partie intégrante d’un premier voyage. A l’avenir, nous prendrons toujours soin de faire en sorte d’éviter ces erreurs avant d’arriver quelque part. Cela nous évitera peut-être de tourner en rond plus d’une heure à la recherche du moindre hôtel…
Il faisait déjà nuit lorsque le bus nous a déposés à Haiphong. « Regarde là-bas il y a plein de lumières, on y trouvera certainement un hôtel ! » ai-je dit à Clémentine. Nous nous sommes donc mis en route, mais nous avons vite déchanté : des lumières oui, mais seulement des décorations sur la route ou des petits magasins. Pas le moindre hôtel. On a tourné longtemps en ville, demandant notre chemin une dizaine de fois. On s’est même plus ou moins perdus, mais au final nous aurons tout de même trouvé 3 hôtels, tous du même standing et dans la même fourchette de prix (20-25 dollars la nuit). On espérait trouver pour moins mais tant pis, ça ira pour cette fois.
 
Le temps que nous nous posions et reposions dans la chambre, il était 21h30 lorsque la motivation de ressortir nous regagna. La ville, ou du moins ce quartier, nous a malgré tout bien plu lorsque nous cherchions un hôtel : ça bouge, c’est très joliment décoré, moins bruyant que Hanoi et pas du tout touristique ! Mais voilà, à 21h30 toutes les lumières étaient déjà éteintes et les rues commençaient à se vider… On voulait tout de même manger un morceau, et notre attention s’est portée sur un petit restaurant local spécialisé dans les fruits de mer où personne ne parle anglais. On est surpris de voir que les prix ne sont pas affichés sur la carte mais bon, tant pis, un petit restaurant local comme ça ça ne doit pas être bien cher… Les plats étaient bons, bien qu’en petite quantité. On se demandait combien ça nous coûterait. « 150’000 comme hier à Hanoi ? » « Mais non ça sera beaucoup moins cher ici ! »… Arrivée de l’addition et petite sueur froide : 356’000VND. Ça y est on s’est encore fait rouler ! Ce repas est encore aujourd’hui le plus cher que nous ayons eu. Bon on est d’accord, 15$ ça ne nous a pas ruinés, mais on était un peu surpris et ces 356’000 me sont restés en travers de la gorge (vous l’avez sûrement remarqué !)
 
Bref, le lendemain matin nous quitterons Haiphong.
 
Dans le bateau, plein à craquer comme le bus de la veille, c’est à moi de prendre place sur une petite chaise supplémentaire dans le couloir… ça va, le trajet n’était que de 45 minutes et j’ai eu droit à une vraie chaise !
 
Nous arrivons à Cat Ba et sommes tout de suite impressionnés par le paysage qui s’offre à nous. Des hôtels, des restaurants et des « Tours Agency » qui se suivent sur toute la côte. Une horreur ! On se pose dans le premier petit café, dégustons nos premiers pancakes vietnamiens en guise de petit déjeuner et commençons à faire le tri des hôtels que nous irons visiter. Nous en sélectionnons 5, un peu éparpillés partout sur cette côte, avec un budget max de 7$ la nuit. Après les avoirs visités, il s’avère qu’ils valent tous leur prix et que la décision se joue sur des petits détails. Les tarifs indiqués dans les petits descriptifs ci-dessous sont ceux que nous avons obtenus après négociation et peuvent donc facilement changer.

Quel hôtel choisir à Cat Ba?

Mr. Zoom : la chambre la moins chère. 5$ la nuit, ce n’est rien ! Très rustique et sans vue, cet hôtel n’a selon nous comme seul avantage son prix imbattable. A considérer pour ceux qui souhaitent vraiment dépenser le moins possible sans prendre en considération d’autres facteurs.

Green Cat Ba Hostel : un peu en retrait du front de mer donc pas non plus de vue pour cet hôtel. Pour 6$ la nuit nous aurions eu une chambre pour 4, et pour 8$ le petit déjeuner était inclus. Le meilleur rapport qualité/prix pour ce petit hôtel très sympa pour quiconque ne recherche pas absolument une chambre avec vue sur la mer.

Downtown Cat Ba Hotel : un hôtel sympa avec ce qu’il faut mais somme toute très banal. 6$ la chambre sans vue, 7 avec.

Khan Huyen Hotel : pareil que le précédent, si ce n’est que la connexion wifi n’est pas optimale dans les chambres et que la gérante a fini par nous casser les oreilles à nous proposer ses massages à chaque fois que nous passions devant son hôtel.

Nam Phuong : notre choix final ! L’hôtel en soi n’a pas forcément plus à offrir que les autres (la connexion Internet étant même très lente dans les chambres), nous avons surtout pris cet hôtel pour l’énorme balcon avec vue sur la mer de la chambre du dernier étage, le 5ème. De plus, le personnel était tellement souriant qu’il nous était difficile de résister !

Vue depuis le balcon
Vue depuis le balcon

 

Que faire à Cat Ba ?

Ces petites visites terminées et un peu crevés par tous ces escaliers montés sacs au dos (point d’ascenseur ici…), on ne sera pas très productifs le reste de la journée… Celle-ci sera surtout consacrée à notre première lessive à mains nues (dont je ne dévoilerai pas les détails ici pour des raisons de dignité).
 
Visite de l’île et Parc National
Le lendemain, nous louons un scooter pour partir à l’exploration de l’île. En raison de la forte concurrence (chaque hôtel ou presque a son propre business de location de scooter), le prix pour se procurer une de ces « motorbike » toute une journée est de 4$… ajoutez à cela le plein d’essence (60’000VND / moins de 3$) et vous serez parés pour toute la journée – et encore, vous aurez trop d’essence dans le réservoir !
 
Il est intéressant de noter que les touristes disparaissent comme par magie sitôt que l’on quitte la « ville » de Cat Ba et son port et ça, on adore ! On se retrouve alors sur de longues routes presque désertes au milieu de toutes ces collines verdoyantes, c’est féérique ! Le bruit du moteur entache un peu cette si belle nature mais si l’on prend la peine de s’arrêter quelques instants au bord de la route, on peut entendre les bruits magiques de la nature. Tout d’abord ces innombrables chants d’oiseaux en tout genre (le parc national comprend une grande variété d’oiseaux mais aussi de mammifères, lézards et insectes), puis, bien plus étonnant et impressionnant, d’autres bruits que nous ne connaissions pas. D’un air niais j’ai alors demandé à Clémentine « de quelle sorte d’oiseaux penses-tu qu’il s’agisse ? » ce à quoi elle m’a répondu, d’un air tout aussi naïf, qu’elle n’en savait rien… avant de s’exclamer, à peine trois secondes plus tard « ah mais c’est des singes ! »… On avait l’air un peu débile mais on vous promet qu’au premier abord les deux se ressemblent ! On peut donc effectivement entendre des voix de singes, qui s’élèvent, résonnent et se répondent dans cette immense forêt montagneuse. On est complètement entourés de collines et on a l’impression que les singes de chacune d’entre elles communiquent entre eux. C’est tout d’abord magnifique d’entendre tous ces sons mais je peux vous dire que ça peut vite devenir effrayant ! Comme si une horde de grands singes préparait en ce moment même un plan d’attaque pour charger ces deux pauvres touristes émerveillés au pied de leurs collines…
 
Mais nous n’avons pas été attaqués par les singes (enfin si, mais pas ici !). Nous avons repris la route et rallumé ce vieux moteur, non sans avoir essayé d’enregistrer ces fabuleux bruits avec notre portable… Nous avons donc traversé l’île par l’une de ses deux seules routes. Au nord, il n’y a qu’un port d’où partent des bateaux de pêches et ferrys pour les nombreuses îles avoisinantes.
 
Nous sommes retournés au centre, à l’entrée du parc national où nous voulions faire une petite marche. L’entrée n’est pas payante et il n’y a au départ qu’un seul chemin à suivre, qui traverse ce qui semble être un petit village où les gens travaillent dans l’indifférence totale des touristes qui passent parfois par là. D’ailleurs, nous croisons un petit groupe de touristes allemands, les premiers de la journée, qui sont sur le chemin du retour. Equipés de leurs claquettes, sans aucun signe de transpiration ni de fatigue, nous nous sommes dits que si eux étaient montés sur cette montagne qui se dressait devant nous, alors nous pouvions le faire aussi !
 
Mais je ne crois plus que ces allemands soient montés…
 
Il faut savoir que ni Clémentine ni moi n’étions de grands fanatiques de randonnée avant cette ascension. Nous partions sans aucun entraînement, sans aucune idée de la limite que nous pouvions supporter. Nous nous sommes donc lancés dans cette forêt primitive sans savoir ce qui nous attendait. Nous pensions que le parc, très touristique, aurait un chemin précis, balisé et facile à emprunter. Mais de ce que nous avons pu voir, il n’est pas si touristique (nous n’avons croisé que 3 touristes en tout). Alors certes il y a un chemin, certes il est balisé, mais qu’est-ce qu’il est éprouvant ! Ca commence doucement, une simple montée dans un chemin de terre avec des cailloux, semblable à ce que l’on peut rencontrer sur les chemins de montagne en Suisse (mais ici, point de Dahu, il n’y a que des singes 😉 !). Puis il y a quelques passages difficiles, quelques troncs d’arbres sur le passage. Et, pour finir, ce sont plusieurs rochers à escalader qui sont sur le chemin (mais bon, pour ça ils ont été sympas, ils ont mis des barrières sur le côté…). Bref, on a souffert mais qu’est-ce qu’on a adoré ! Après environ une heure d’effort, nous distinguions enfin le sommet (enfin, le premier…) et, après l’avoir atteint, la plus belle des récompenses s’offrait à nous : une vue époustouflante à 360° sur toute l’île. C’est ici que nous avons rencontré Rebecca, notre premier compagnon de voyage, avant de nous attaquer, pour la forme, au vrai sommet de cette montagne, à moins de 10 minutes d’ici…
 

Ceci est le chemin...
Ceci est le chemin…

 

Cette ascension aura été l’un des moments forts de notre voyage jusqu’ici. Nous nous sommes découverts une passion pour la randonnée en nature et les paysages que l’on voit sur cette île sont juste magnifiques. Avec de bonnes chaussures, cette marche est réalisable par à peu près tout le monde – il suffit juste de transpirer un peu et de faire travailler ses jambes, mais la vue en vaut le prix ! Nous, on est des débutants et, bien que cette « ascension » paraisse ridicule comparée à certains treks, nous sommes fiers de l’avoir faite.
 

Infini luxuriant
Infini luxuriant

 

Pour rentrer en fin de journée, nous avons choisi de longer la route côtière à l’Ouest de l’île. D’autres paysages, un joli coucher de soleil et des routes moins praticables auront rythmé ce voyage retour.
Le coin touristique
 
La partie touristique de l’île, celle où se succèdent tous les hôtels, offre également quelques trucs sympas à faire. On peut tout d’abord y faire une petite promenade le long de la mer dans un petit parc aménagé à cet effet. Un énorme marché était installé au centre de la ville, face à l’embarcadère. Celui-ci est gratuit la journée mais, fait étonnant, payant une fois la nuit tombée… Le jour où nous sommes arrivés, une grande scène se  faisait construire juste à côté de l’embarcadère, et nous avons pu assister à des concerts de musique locale les deux soirs suivants.
 

Marché de Cat Ba
Marché de Cat Ba

 

Baies de Cat Ba, Ha Long et Monkey Island

La baie d’Ha Long est la principale attraction touristique du Viet Nam et la raison initiale de notre venue sur Cat Ba (tout comme l’énorme majorité des touristes qui y vont). Il est possible d’y réserver des excursions au départ de Hanoi mais les prix sont bien plus élevés qu’à Cat Ba. Pour notre part, nous étions à la recherche d’une bonne offre pour faire la visite sur deux jours en passant une nuit sur le bateau. Nos critères étaient les suivants : pas trop de personnes à bord (minimum 4, grand maximum 10) et une jonque traditionnelle en guise de bateau. On avait bien compris qu’il ne fallait surtout pas réserver dans une agence ou à l’hôtel, parfaits pièges à touristes, mais nous désespérions de ne voir que des offres approchant les 90-100$ par personne (avec notre budget de 20$ quotidiens ça passe pas trop !).
 
En revenant de notre expédition au parc national, un homme se trouvant à notre hôtel nous propose un voyage d’unve journée pour voir les baies de Cat Ba et Ha Long ainsi que Monkey Island. D’abord inintéressés, nous lui demandons tout de même son prix, par curiosité. 20$ par personne. Là il nous intéresse ! Il nous montre alors son petit classeur imagé et nous explique qu’on peut faire un tour en kayak dans la baie. On peut voir des photos de jonque traditionnelle ou de grottes creusée dans le karst. Ça a l’air sympa ! Dernière chose à vérifier, le nombre de touristes à bord. « Between 10 and 12 » me dit-il. Bon, ça va, on va faire preuve d’un peu de souplesse et on accepte son offre. Erreur. Ne JAMAIS réserver à l’hôtel, nous avait-on pourtant dit.
 
Le lendemain, un mini-bus vient nous chercher à l’hôtel. Fort de ses 10 places assises, nous nous disons que nous serons donc maximum 10 sur le bateau. C’était sans compter sur les vietnamiens qui, comme nous vous le racontions dans cet article, aiment bien bourrer leurs bus au-delà des capacités de ceux-ci. Nous serons finalement 13 dans le bus. On commence à avoir un peu peur mais bon, là le bus est plein à craquer, plus personne ne peut rentrer. Ouf 🙂
 
Notre soulagement ne sera que de courte durée. Arrivés au port, on nous indique le bateau sur lequel nous devons embarquer. Point de jonque. Un bon gros bateau à moteur, voilà ce qui nous attend. Et surtout un bateau à moteur sur lequel il y avait déjà des touristes avant notre arrivée ! Au final, nous serons 20 : 11 allemands, 3 hollandais, 2 coréens, 2 anglais et 2 suisses… une bien belle équipe de touristes ! Bon, la journée aura tout de même été réussie et les 20$ n’auront pas été gâchés, au contraire. Nous avons vu les baies, nous avons fait du kayak, nous avons passé dans une grotte et nous avons bien mangé à bord. Nous avons même risqué notre vie sur Monkey Island, lorsque notre capitaine nous a fait escalader des rochers pointus jusqu’au sommet de l’île sans nous prévenir alors que nous étions presque tous chaussés de tongs ! Certains ne sont pas montés, d’autres ont abandonnés. Avec le recul, nous aurions dû abandonner aussi car c’était vraiment dangereux. Il n’y avait aucune sécurité et le moindre faux pas pouvait entrainer une chute de plusieurs dizaines de mètres. Nous l’avons fait et ça en valait la peine, encore une fois à cause d’une vue splendide à la fin, mais c’était de la folie. Autre fait divers à relever : les singes de Monkey Island ont littéralement attaqué notre groupe (sans exagération !) probablement après avoir senti une banane dans le sac de l’un des hollandais. Je crois que la plupart des touristes de notre bateau ont passé un sale moment sur Monkey Island. Pour ma part, c’était la meilleure escale de la journée !
 
Image2
 
Mais à part pour cette dernière île, le reste du programme n’était pas authentique, trop formaté par le tourisme de masse. J’ai eu un léger pincement au cœur lorsque nous sommes passés à côté d’un petit bateau de pêcheurs, arrêté au pied d’un énorme rocher de 15-20m de haut duquel deux touristes venaient de sauter… Bordel ça aurait dû être nous !
 
Quand je pense que le jour d’avant j’ai été interpellé par un pêcheur du nom de Van, qui nous proposait une journée pour nous faire visiter la baie de Cat Ba et Monkey Island pour 20$ (négociable bien sûr !) et qui a même insisté pour que j’enregistre son numéro de téléphone… Je n’ai même pas considéré son offre car il ne pouvait pas se rendre à la baie d’Ha Long, trop loin pour son modeste bateau. Ce que je ne savais pas, c’est que les baies de Cat Ba et Ha Long sont strictement identiques en tout point de vue !
 

Ou manger à Cat Ba ?

De retour au port puis en ville, nous nous apprêtons à passer notre dernière soirée ici avant de retourner à Hanoi. Nous sommes de retour dans la zone hypertouristique et les restaurant se suivent au même rythme que les hôtels : l’un après les autres. Et tout comme les hôtels, ils offrent tous à peu près la même chose. Je pense que la meilleure manière de choisir son restaurant est de jeter un œil aux assiettes des clients qui y sont déjà attablés (enfin, faut quand même regarder le menu hein !). De manière générale nous avons bien mangé à Cat Ba, sans que ça ne soit exquis.
 
Cat Ba aura été l’une des bonnes surprises de ce début de voyage. Nous aurions adoré y rester plus que 3 jours et y faire d’autres marches, des treks de plusieurs jours à la découverte de l’île principale ou des îles environnantes. Nous reviendrons certainement dans la région si nos futurs voyages nous font repasser par le Viêt Nam.
 
A bientôt !